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vendredi 30 juin 2017

Sorties au cinéma: Baby Driver, The Beguiled, La communauté, Surfer sur la grâce, The Hero, Despicable Me 3, Le passé devant nous, The House, Le Cycle 20 x 5

Une belle variété de films prennent l'assaut des écrans de cinéma cette semaine.

Baby Driver: On ne voudra pas manquer le dernier délire d'Edgar Wright, qui arrive encore à innover au niveau de la forme malgré une prémisse plus convenue. On s'y amuse toutefois beaucoup et le long métrage a tout pour devenir culte. ***1/2

The Beguiled: Moins mémorable que la version avec Clint Eastwood, la proposition de Sofia Coppola de cette histoire de femmes qui recueillent un soldat blessé vaut surtout pour la maîtrise de sa mise en scène et le grand soin apporté aux images. ***

La communauté: Sorte de remake non assumé du magistral Ice Storm d'Ang Lee, cette nouvelle oeuvre familiale de Thomas Vinterberg détruit littéralement les idéaux des années 70. Les riches performances d'acteurs font oublier quelques conventions scénaristiques plus fâcheuses. ***

Surfer sur la grâce: Entre l'essai, l'expérimental et le documentaire sportif classique, cet effort bien personnel de David B. Ricard pique largement la curiosité malgré quelques baisses de rythme et il laisse entrevoir un réel talent de réalisateur qui mérite seulement d'être affûté. ***

The Hero: Sam Elliott trouve un rôle en or dans ce drame de Brett Haley. Ce n'est toutefois pas toujours suffisant pour transcender tous les clichés sur le vieil homme qui tente de replacer son existence avant l'arrivée de la Grande Faucheuse. **1/2

Despicable Me 3: Dans la même veine que ses prédécesseurs, cette animation peut compter sur une bonne quantité de gags, des personnages attrayants... mais également un synopsis sans réel intérêt. Quelle chance qu'il y a un chouette méchant issu des années 80 pour voler la vedette. **1/2

Le passé devant nous: Cette simili variation cheap sur le Gloria de Cassavetes par Nathalie Teirlinck sabote le talent d'Evelyne Brocu, coincée dans un rôle bidimensionnel. L'univers sonne faux et les bonnes intentions n'arrivent pas à créer quelque chose de potable. **

The House: Malgré la présence de Will Ferrell et d'Amy Poehler, cette comédie stupide s'avère très inégale. On apprécie ses moments de folie mais beaucoup moins son récit téléguidé et sa réalisation sans attrait. **

Le Cycle 20 x 5: Du 1er juillet au 31 août, la Cinémathèque québécoise permet de découvrir ou de redécouvrir cinq opus souvent marquants de 20 maîtres du septième art. Les Chaplin, Bunuel et autres Truffaut sont à l'honneur et s'il n'y a rien de véritablement inédit, la joie est immense de (re)voir tout ça sur grand écran.

mardi 11 août 2015

Nouveautés en DVD et Blu-ray: Welcome to New York, Far From the Madding Crowd, Unfriended, Mille fois bonne nuit, A Little Chaos, La French, Les gazelles, Dig: Saison 1

Rien de vraiment exceptionnel et nécessaire est disponible cette semaine en format DVD et Blu-ray, si ce ne sont quelques curiosités généralement potables.

Film à scandale du festival de Cannes de 2014, Welcome to New York d'Abel Ferrara est une satire jouissive du monde du pouvoir, avec un Gérard Depardieu plus énorme que d'habitude. ***

Lorsque Thomas Vinterberg se calme les ardeurs, cela donne Far From the Madding Crowd, une romance un peu poussiéreuse mais généralement satisfaisante qui est inspirée d'un classique littéraire. ***

Histoire horrifique à l'ère d'Internet et des nouvelles technologies, Unfriended de Levan Gabriadze arrive à provoquer quelques frissons sans se prendre la tête inutilement. ***

Juliette Binoche dans une histoire sur le quatrième pouvoir? Cela donne Mille fois bonne nuit d'Erik Poppe, un récit un brin superficiel mais assez puissant qui traite également des répercussions de la guerre. ***

Alan Rickman se tourne vers la réalisation avec A Little Chaos, une chronique féministe inégale sur une femme - Kate Winslet - qui a influencé Louis IX. Souvent plus beau que bon. **1/2

Avec ses clichés à la tonne et sa trop longue durée, La french de Cédric Jimenez ne fait pas dans la demi-mesure et il n'arrive pas à être le grand polar auquel il aspire tant. **

Changez de vie, qu'il disait. D'accord, mais en autant que ça donne un résultat moins moralisateur que Les gazelles de Mona Achache qui irrite plus qu'autre chose. **

On se remonte le moral avec la première saison de Dig, une série assez divertissante où le suspense tient en haleine malgré ses conventions.

samedi 9 mai 2015

Sorties au cinéma : Ex Machina, Amour fou, Maggie, Kurt Cobain : Montage of Heck, Far from the Madding Crowd, Le plancher des vaches

Lorsqu'on évite la grosse comédie américaine grasse, on se retrouve avec une semaine exemplaire sans anicroche majeure.

Les amateurs de science-fiction seront au septième ciel devant Ex Machina d'Alex Garland, un film angoissant et intelligent qui fait beaucoup avec peu de choses. ****

Plus statique mais tout aussi passionnant est Amour fou de Jessica Hausner, une comédie romantique tordue qui surprend avec son esthétisme démesuré. ***1/2

Les zombies s'affichent différemment dans le très atmosphérique Maggie d'Henry Hobson où Arnold Schwarzenegger trouve son rôle le plus émouvant en carrière. Oui, oui, ça se peut. ***

Fascinant documentaire qui perd toutefois de sa vigueur à cause de sa trop longue durée, Kurt Cobain: Montage of Heck de Brett Morgen ravira les fans de l'artiste par son ton intimiste.

Nouvelle adaptation d'un classique de la littérature, Far from the Madding Crowd de Thomas Vinterberg ne vaut peut-être pas la version des années 60, mais elle séduit par sa riche photographie et ses comédiens convaincus. ***

La transmission est au coeur du documentaire Le plancher des vaches d'Anaïs Barbeau-Lavalette et Émile Proulx-Cloutier, un essai louable qui manque toutefois de finition. ***

mercredi 1 janvier 2014

Film du jour: Festen

Film par excellence à voir un 1er janvier pour se dire que nos proches ne sont finalement pas si pires, The Celebration expose une réunion de famille qui tourne mal, alors que plein de secrets enfouis sont révélés au grand jour. Respectant les règles du Dogme et naviguant constamment entre drames intimistes et humour noir, ce long métrage mordant et décapant a d'ailleurs inspiré la première moitié du Melancholia de Lars von Trier. Une belle carte de visite du réalisateur Thomas Vinterberg qui a longtemps erré par après avant de revenir en forme avec La chasse qui explore d'ailleurs des thèmes connexes. ****