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vendredi 28 avril 2017

Sorties au cinéma: Baccalauréat, Poésie sans fin, Norman, Les pépites, Werewolf, Dalida

Durant les prochaines semaines, plusieurs films de grands cinéastes débarqueront au Québec. Ce vendredi on pourra voir...

Après ses sublimes 4 semaines, 3 semaines, 2 jours et Au-delà des collines, Cristian Mungiu est de retour avec l'excellent Baccalauréat où il traite de corruption et d'amour filial. Une oeuvre dense, fracassante et renversante qui s'est méritée le prix de la mise en scène à Cannes. ****

Suite directe à La danse de la réalité où il continue sa biographie cinématographique, Alejandro Jodorowsky propose avec Poésie sans fin un long métrage plus extravagant et répétitif, dont quelques moments sublimes sont un peu trop espacés au sein d'un récit grandiloquent et grotesque. ***

C'est une première aventure américaine pour Joseph Cedar (Footnote, Beaufort). Verbeux et un brin superficiel, Norman: The Moderate Rise and Tragic Fall of a New York Fixer vaut surtout pour la composition truculente du trop rare Richard Gere. ***

C'est un joli documentaire que propose Xavier de Lauzanne avec Les pépites. En plus de faire le portrait d'un couple français qui change véritablement les choses au Cambodge, l'essai donne espoir en l'humanité. Le traitement cinématographique rachète le côté hagiographique du projet. ***

On sent le talent d'Ashley McKenzie derrière Werewolf qui s'intéresse au destin de deux junkies. Il y a une assurance dans sa mise en scène et un désir de traiter avec réalisme d'une réalité trop souvent cachée. Malgré une performance juste des deux interprètes, la froideur clinique de l'ensemble et le faible développement psychologique empêchent le moindre attachement. **1/2

Biopic conventionnel qui abuse des longueurs  avant d'échouer dans le mélo, Dalida de Lisa Azuelos offre tout de même une réalisation soignée et une Sveva Alviti transcendante dans le rôle titre. Le sujet méritait bien mieux. Au moins il y a sa musique... **1/2

samedi 31 mars 2012

Footnote, Des vents contraires, Mirror Mirror, La grande invasion, Wrath of the Titans, I’m Yours

Il y a de tout cette semaine alors que les drames et les comédies côtoient les documentaires et les superproductions spectaculaires.

Remarqué à Cannes et nominé aux Oscars, Footnote de Joseph Cedar est une satire drôle et touchante sur la compétition entre un père et son fils. Un brin surestimé, mais pas désagréable pour autant.

Adaptation d'un livre inoubliable d'Olivier Adam, Des vents contraires de Jalil Lespert est un mélo sur un père qui doit élever seul ses enfants. Malgré une réalisation touchante et d'excellents comédiens, le climat de mélancolie du bouquin ne transpire pas à l'écran.

Mirror Mirror est un nouveau délire de Tarsem Singh qui s’approprie le conte de Blanche-Neige. Pour une fois, cette beauté graphique est accompagnée d'un scénario hilarant, un brin superficiel, mais engagé et savoureux comme on les aime.

Documentaire sur le mal-développement des espaces du Québec, La grande invasion de Martin Frigon est un essai à thèses, important dans son propos mais douteux dans sa démonstration. Du coup, mieux vaut se renseigner un peu pour ne pas être largué.

Suite légèrement moins mauvaise, Wrath of the Titans de Jonathan Liebesman n'en demeure pas moins un film popcorn visuellement éblouissant mais au scénario rachitique. La 3D est intéressante et il y a quelques bonnes idées, sauf que les répétitions finissent d'achever le spectateur.

Road movie sincère mais invraisemblable et mal développé, I'm Yours de Leonard Farlinger est une petite production canadienne qui doit tout au talent de Karine Vanasse et Rossif Sutherland. Reste que cette façon de cicatriser les plaies du passé sort difficilement des chemins battus.

vendredi 23 mars 2012

Film du jour: Beaufort

En attendant de pouvoir voir Footnote dont la sortie en salles au Québec a été retardé d'une semaine, cela donne le temps d'attraper Beaufort, le précédent récit du réalisateur Joseph Cedar sur le sort tragique de jeunes soldats israéliens qui attendent l'ordre d'évacuer une position stratégique dans le sud du Liban. Esthétiquement, le long métrage surprend l'oeil, surtout qu'il comporte une forte interprétation d'excellents comédiens. Le scénario n'est toutefois pas toujours limpide et il se veut plutôt verbeux, forçant parfois la dose lors de séquences plus sensibles. Cela n'empêche pas le film d'ébranler, à condition d'y mettre le temps et ne pas décrocher au bout de 15 minutes. ***1/2