Film politisée sur le sort réservé aux Coréens au Japon, Three Resurrected Drunkards de Nagisa Oshima est une comédie absurde plein de rêves, de délires et de répétitions. Une oeuvre malade et réjouissante forte en gueule, qui a autant à voir avec Godard qu'avec Hong Sang-soo. Complètement imprévisible. ***1/2
samedi 26 décembre 2015
vendredi 25 décembre 2015
Sorties au cinéma : The Hateful Eight, Arabian Nights : Volume 2, Comme un avion, Le prophète, Concussion, Joy, Daddy’s Home
On se fait plaisir cette année à Noël avec la sortie de trois excellents films de genres très différents.
Tarantino en met plein la vue et les oreilles avec son amour infini du cinéma, ses dialogues truculents et sa violence qui fait mouche avec The Hatefule Eight, un western en forme de huis-clos qui se rapproche de Reservoir Dogs. À voir dans les salles spéciales en version 70 mm, l'entracte et tout le tralala. ****
Coeur du triptyque de Miguel Gomes sur les déboires sociaux au Portugal, Arabian Nights: Volume 2 est la pièce de résistance. L'épisode le plus cinématographique et le plus profond dont le procès à mi-chemin donne tout son sens, avec ces gens qui ne sont jamais responsables de rien. Du grand art! ****
Possiblement la comédie la plus réussie de 2015, Comme un avion de Bruno Podalydès mélange les styles et les humeurs avec finesse, délicatesse, doigtée et un savoir-faire qui laisse béat. Un désir de vacances spirituel et même magique qui fait rire encore et encore. ****
Adaptée du célèbre livre de Kahlil Gibran, la version animée du Prophète conserve son savoureux discours didactique sur la liberté en l'intégrant à une multitude de dessins somptueux concoctés par la crème de la crème des animateurs (Bill Plympton, Joann Sfar, Tomm Moore). Cela donne quelque chose de merveilleux, un peu lourd et pas toujours subtil, mais qui fait amplement rêver. ***1/2
Adaptée du célèbre livre de Kahlil Gibran, la version animée du Prophète conserve son savoureux discours didactique sur la liberté en l'intégrant à une multitude de dessins somptueux concoctés par la crème de la crème des animateurs (Bill Plympton, Joann Sfar, Tomm Moore). Cela donne quelque chose de merveilleux, un peu lourd et pas toujours subtil, mais qui fait amplement rêver. ***1/2
Lorsque Will Smith s'investit à fond, il peut être un excellent acteur. Il le prouve dans Concussion de Peter Landesman qui ressasse l'histoire vraie des luttes d'un médecin pour faire reconnaître l'impact des commotions cérébrales au football. Le long métrage a beau être un peu pompeux et très américanisé, il s'avère plus souvent qu'autrement inspirant. ***
Même si on aime à la folie le cinéaste David O. Russell pour l'ensemble de son oeuvre, il est difficile d'adhérer à Joy, un conte éparpillé qui respecte le format du biopic conventionnel pour raconter le destin d'une femme hors de l'ordinaire. La distribution fait sourire, plus que le film qui ne fait jamais oublier son absence d'histoire. **1/2
La comédie des Fêtes à éviter est certainement Daddy's Home de Sean Anders, une farce familiale stupide et moralisatrice sur la compétition entre un père et un beau-père. Malgré tout le talent de Will Ferrell et de Mark Wahlberg, la production tombe rapidement à plat. *1/2
Film du jour: Scrooge (1970)
De toutes les adaptations cinématographiques de Scrooge, celle de Ronald Neame en 1970 est possiblement la meilleure. Il est arrivé à maintenir un équilibre entre la légèreté enfantine (à grand coup de chansons et de décors majestueux) et les thèmes plus noirs qui envoient notre avare magnifiquement défendu par Albert Finney visiter l'Enfer! Le film est un plaisir de chaque instant et s'il est un peu long, demeure un classique indémodable du temps des Fêtes. ****
jeudi 24 décembre 2015
Film du jour: No Home Movie
Pour son ultime film, No Home Movie, la regrettée Chantal Akerman a posé sa caméra dans la maison de sa mère, qu'elle filme avec amour et tendresse. Sa mécanique habituelle est toujours présente (l'attention au temps qui passe et aux longs plans), bien qu'elle cède parfois à l'utilisation du verbe pour créer une nouvelle dynamique familiale. Et cela fonctionne amplement dans cette façon de parler du passé juif et de la Seconde Guerre mondiale. Une oeuvre majeure, tendre et émouvante, que l'on devrait voir autrement qu'en festival. ****
mercredi 23 décembre 2015
Film du jour: You Only Live Once
De tous ses longs métrages américains, You Only Live Once est peut-être le meilleur de Fritz Lang, qui combine à la fois sa passion pour le film noir et l'esthétisme propre à l’expressionnisme allemand. Cette histoire d'un homme condamné pour un meurtre qu'il n'a pas commis et qui prend la poudre d'escampette a influencé tous les Bonnie and Clyde de la planète avec sa violence graphique et son couple maudit. La réalisation est magnifique et l'interprétation inoubliable. ****1/2
mardi 22 décembre 2015
Nouveautés en DVD/Blu-Ray : Sleeping With Other People, Nasty Baby, Pawn Sacrifice, On voulait tout casser, Knock Knock, Roger Waters: The Wall
Peu importe que ce soit Noël dans quelques jours, les sorties DVD et Blu-ray sont toujours fidèles au poste.
On craque (un peu) cette semaine pour Sleeping With Other People de Leslye Headland, une très agréable comédie romantique sur deux personnes qui sont incapables d'être monogame. Le sujet a beau être vieux comme le monde, l'interprétation est sincère et les situations souvent tordantes. ***
Surprenant ovni de la part de Sebastian Silva, Nasty Baby montre tout ce qu'on est prêt à faire pour arriver à ses fins. Une fable noire sur la famille, l'amitié et la difficile vie de voisinage, avec une finale à glacer le sang. ***
Films d'échecs tourné à Montréal sur Bobby Fischer et son célèbre tournoi en Islande, Pawn Sacrifice d'Edward Zwick n'est pas très intéressant sur un plan formel. L'ensemble tient cependant en haleine et les comédiens sont loin d'être mauvais. **1/2
Plein d'acteurs connus n'arrivent pas à sauver On voulait tout casser de Philippe Guillard du marasme. Celui où un homme apprend qu'il va mourir et qu'il ressasse le passé avec ses potes. Difficile d'être plus moralisateur. **
A-t-on-perdu Eli Roth à tout jamais? Car il enchaîne mauvais film après mauvais film. Son dernier en liste, Knock Knock, confronte Keanu Reeves à deux femmes manipulatrices et potentiellement mortelles. S'il y a le gore et le sexe souhaités, l'ensemble captive bien difficilement. **
Les amateurs de bonne musique se tourneront vers Roger Waters: The Wall qui reprend son classique à sa façon... sans pour autant trahir l'album et les thèmes en place. Visuellement et musicalement, c'est du béton.
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Film du jour: Secrets of War
Les répercussions de la Seconde Guerre mondiale vue selon le regard d'enfants, cela donne Secrets of War de Dennis Bots, un film populaire d'une qualité certaine qui se garde d'être trop violent ou d'édulcorer le conflit. Trois amis appendront à leur dépend ce qui se trame au-dessus d'eux et si le résultat s'avère prévisible, le long-métrage, lui, demeure touchant et plutôt recommandable. ***
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