Pour Noël, il faut absolument s'offrir 2046, le film le plus fascinant de Wong Kar-wai. Après In the Mood for Love, une fresque parfaite qui prenait au final peu de risques, le cinéaste propose une suite hypnotisante qui répond à une logique de souvenirs, de rêves, de fantasmes et du temps passé dans la lignée des classiques de Marcel Proust. Suivant son seul désir, le réalisateur offre une orgie de couleurs et de mélodies, se rapprochant de l'âme par la chair. Un labyrinthe mélancolique tout indiqué pour se rappeler que seul l'Art nous sauvera et pansera nos larmes. ****1/2
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vendredi 25 décembre 2020
samedi 19 décembre 2020
Film du jour: Fallen Angels
Complément de Chungking Express, Fallen Angels (1995) représente la quintessence du cinéma de Wong Kar-Wai, faisant passer Hong Kong la nuit avant la quête de ses héros, esthétisant à outrance l'image digne d'un vidéoclip par l'entremise de la magnifique photographie parsemée de néons. Cela donne un dynamique conte amoureux et mélancolique parfois désenchanté sur la jeunesse, qui ensorcelle les sens et fascine allègrement malgré ses égarements parfaitement cohérents. À découvrir en 4k via le site du Cinéma du Parc. ****
jeudi 17 décembre 2020
Film du jour: Days of Being Wild
La rétrospective Wong Kar-Wai se poursuit en 4k au Cinéma du Parc (en ligne) avec Days of Being Wild (1991), le film qui a tout changé dans sa filmographie. Bénéficiant pour la première fois de la photographie de Christopher Doyle, ce premier tome de sa célèbre trilogie formée de In the Mood for Love et 2046 enchante par son climat de mélancolie où le temps semble suspendu, ses images inoubliables et ses personnages qui errent en quête de repère. De quoi vouloir se perdre encore et encore dans ce labyrinthe qui mérite plus d'un visionnement. ****
dimanche 13 décembre 2020
Film du jour: As Tears Go By
Pendant tout le mois de décembre, le Cinéma du Parc présente en ligne une rétrospective 4k des films de Wong Kar-wai. Cela débute avec son premier long métrage As Tears Go By (1988), une variation à la sauce John Woo du Mean Streets de Scorsese. Ce qui permet toutefois au récit de sortir du lot, c'est son esthétisme unique, bercé d'un romantisme à toute épreuve, qui en faisait déjà un cinéaste à suivre de près. ***1/2
samedi 25 mai 2019
Film du jour: Chungking Express
Chungking Express trône certainement au sommet des films les plus inusables des années 90. C'est LE long métrage qui a fait découvrir Wong Kar-wai sur la scène internationale. Déjà ses obsessions sur le temps, la mélancolie et les amours déchus y étaient, avec un style inimitable et des choix musicaux exemplaires. Son langage cinématographique s'avérait unique et comment ne pas tomber amoureux de la lumineuse Faye Wang? À revoir ce soir à la Cinémathèque québécoise. ****1/2
mardi 4 mars 2014
Nouveautés DVD : 12 Years a Slave, Le démantèlement, Ender's Game, The Grandmaster, Oldboy
Quelques cinéastes importants livrent leur dernier film cette semaine... du moins en format DVD et Blu-ray.
Oeuvre nécessaire s'il en est une, 12 Years a Slave est le bouleversant portrait d'un esclave. Tout de la mise en scène à l'interprétation, en passant par la musique et l'émotion véhiculé mérite l'attention. L'intensité dramatique est telle que le cinéphile doit parfois détourner la tête devant tant de violence. Un très grand film, tout simplement. ****
Tout aussi fort et convaincant que son précédent Le vendeur, Le démantèlement de Sébastien Pilote suit un homme qui décide de démanteler sa ferme pour aider financièrement sa fille aînée. Porté par la composition magistrale de Gabriel Arcand, cet essai lent et sensible doté d'une photographie à couper le souffle touche amplement malgré quelques pointes plus moralisatrices. ***1/2
À la fois divertissement spectaculaire parsemé d'effets spéciaux et réflexion sur l'éducation et le militantisme, Ender's Game de Gavin Hood qui suit l'entraînement d'un jeune adolescent qui a le potentiel pour sauver l'univers est un effort plus que potable malgré ses conventions, où les sens sont constamment sollicités. ***
Critique
Cela fait des années qu'on n'a pas eu de nouvelles de Wong Kar-wai. Pourtant, ce n'est pas avec The Grandmaster qu'il reviendra dans nos grâce. Si ce récit qui raconte la vie de l'entraîneur de Bruce Lee est esthétiquement parfait, son scénario laisse grandement à désirer. Le montage est brouillon, la musique est loin d'être mémorable et on sent que le metteur en scène se parodie et se plagie allègrement. **1/2
Faire un remake de Old Boy est une très mauvaise idée. Même si on s'appelle Spike Lee et qu'on offre quelques variations intéressantes à l'histoire (celle d'un gars emprisonné pendant 20 ans qui est libéré pour retrouver ses kidnappeurs). Car on aura jamais le même souffle épique, le même soin apporté aux images et aux mélodies, la prestation formidable de ses acteurs et la richesse de son matériel dramaturgique. Au contraire, tout y est simplifié et sur-expliqué. **
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vendredi 30 août 2013
En salles: Blue Jasmine, Cherchez Hortense, Carré rouge sur fond noir, Le grand maître, One Direction: This is Us, Getaway
Plusieurs cinéastes réputés offrent leurs dernières offrandes cette semaine... et elles ne sont pas toutes excellentes!
Ce n'est heureusement pas le cas de Woody Allen qui propose, avec Blue Jasmine, un de ses meilleurs films depuis des lustres. En suivant les délires d'une femme récemment séparée de son mari, il donne à Cate Blanchett son plus grand rôle en carrière. C'est drôle et intelligent à la fois, sensible et dramatique. Irrésistible... et même la mise en scène est très intéressante! ***1/2
Grinçant drame social qui révolte et fait rire aux larmes tout à la fois, Cherchez Hortense est un très bon opus de Pascal Bonitzer qui arrive à faire oublier les lieux communs grâce à la maîtrise de ses dialogues. Comme toujours (ou presque), Jean-Pierre Bacri est parfait. ***1/2
Documentaire sur la dernière crise étudiante, Carré rouge sur fond noir de Santiago Bertolino et et Hugo Samson fait le tour de son sujet sans nécessairement creuser très en profondeur. Quelques répliques font beaucoup sourire, mais pourquoi avoir ajouté de la musique humoristique pour discréditer si facilement un politicien peu populaire? ***
Wong Kar-wai semble se parodier dans Le grand maître où il fait des liens forcés à tous ses films tout en tentant de réunir ce qui a fait sa marque de commerce (les ralentis, la fumée de cigarettes, les amours impossibles, etc.). Visuellement, l'oeuvre est superbe, sauf que le scénario est incompréhensible dû à un montage chaotique et c'est beaucoup trop long pour son - notre - propre bien. **1/2
Le documentariste Morgan Spurlock a toujours eu un don pour explorer ses sujets avec humour. Dommage qu'il soit totalement au neutre dans One Direction: This is Us où il ne fait que suivre une des formations musicales les plus populaires de la planète, s'avérant pratiquement une simple infopub. Pourquoi? POURQUOI MORGAN? **
Mélange indigeste de Speed, de Die Hard 3 et de Taken qui porte sur un homme qui cherche à retrouver sa femme qui a été kidnappée, Getaway de Courtney Solomon est une production d'action poussive peuplée de scènes d'action qui donnent mal à tête, d'interprètes laissés à eux-mêmes et d'une histoire parsemée d’invraisemblances. Ce que ça fait pitié à voir. *1/2
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vendredi 5 octobre 2012
Film du jour: Happy Together
On continue le mini-festival de Wong Kar-wai au Cinéma du Parc avec la présentation d'Happy Together. Cette fois-ci, le maître chinois confronte l'être humain aux lendemains de l'amour, à savoir s'il faut renouer avec son amoureux d'antan ou panser ses plaies avant de recommencer à aimer. Reprenant sa technique qu'il a exploité avec son supérieur Chungking Express, le voilà renouer avec ses thèmes fétiches: la mélancolie du quotidien, la chronologie temporelle qui implose et le désir de faire mieux malgré les démons du passé. Comme toujours, son esthétique y est sublime. Peut-être pas le meilleur opus de son auteur, mais un qui fait beaucoup de sens. ***1/2
jeudi 4 octobre 2012
Film du jour: In the Mood for Love
Présenté demain sur le grand écran du Cinéma du Parc, In the Mood for Love est le chef d'oeuvre de Wong Kar-wai, un opus d'une grande beauté qui n'a pas pris une ride depuis 12 années. C'est le film culte des amoureux, ceux qui s'aiment sans se le dire, au fil de longs regards langoureux. L'essai est érotique à souhait, d'un esthétisme à couper le souffle, avec une formidable trame sonore et d'excellents comédiens. Mais ça, tout le monde le sait. Le principal, c'est de le revoir régulièrement, pour entretenir la flamme, pour être couronné de son odeur unique. *****
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