Remake d'un film de 1935, Magnificent Obsession permet à Douglas Sirk de tâter brillamment le mélo en conviant Jane Wyman et Rock Hudson, une année avant son chef-d'oeuvre All That Heaven Allows. Malgré ses lourdes parabole religieuses et ses détours qui évoquent le conte, le film séduit et enchante, principalement grâce à la dévotion de ses interprètes et au soin apporté à la mise en scène qui brille de mille couleurs. ***1/2
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mercredi 7 mai 2025
lundi 11 avril 2016
Film du jour: La Habanera
Travaillant au sein d'un étroit système nazi où le cinéma état utilisé comme propagande, Douglas Sirk arrive tout de même à détourner La Habanera pour en faire un drame social avant son temps, moins flamboyant que ses classiques mais tout de même annonciateur de la tournure qu'allait prendre son art. Cette histoire de désillusions à Porto Rico n'est peut-être pas totalement au point, reste que le mélo au féminin fonctionne généralement bien. La réalisation novatrice aime bien se perdre dans les jeux de miroirs et l'interprétation flamboyante de Zarah Leander amène un peu de chair à ce récit assez prévisible. ***
lundi 28 mars 2016
Film du jour: Lured
Avant d'être reconnu comme le roi du mélodrame, Douglas Sirk a réalisé plusieurs longs métrages de qualité très inégale, dont Lured, un remake d'un vieil essai français. Comme à ses habitudes, il met en scène des héroïnes fortes (ici Lucille Ball) dans des situations glamours. Sauf qu'ici, il exerce un pastiche des films policiers à la Hitchcock, y insufflant un humour salvateur qui est souvent exagéré. En résulte un divertissant sympathique, quoique très prévisible et un peu vieillot. ***
jeudi 18 décembre 2014
Film du jour: All That Heaven Allows
Au rayon des meilleurs mélodrames du septième art, on oublie trop souvent le magnifique All That Heaven Allows de Douglas Sirk. Entre récit kitsch et fresque incontestable, il n'y a parfois qu'un pas que franchit allègrement ce superbe récit qui raconte une histoire d'amour impossible entre une veuve d'une classe sociale aisée et un homme plus jeune qu'elle qui ne pense qu'à s'isoler dans la nature. Les leçons sociales, subtilement pénétrantes, offrent des dialogues acerbes et une finale faussement positive. On rajoute à cela une horde de métaphores, une photographie magnifiquement colorée et des interprètes au sommet de leur talent et on obtient un véritable classique du genre. ****1/2
mercredi 13 août 2014
Film du jour: Written on the Wind
Quand ça va mal, ça va mal. C'est maintenant à la superbe Lauren Bacall, âgée de 89 ans, que la Grande Faucheuse s'en est prise. L'exquise actrice brillait de 1000 feux dans Written on the Wind, ce fabuleux mélodrame de Douglas Sirk où deux amis se disputent pour ses beaux yeux. Avec son humour très noir et sa portée sociale plus que pertinente, cette satire subversive et magnifique à bien des égards s'apparente à une véritable tragédie qui séduit constamment avec son symbolisme et son utilisation incroyable du Technicolor. ****
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