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mardi 20 novembre 2012

DVD : La source des femmes, Zarafa, Laurence Anyways, Hors les murs, The Expendables 2, Sur la piste du Marsupilami

Ce n'est pas la semaine la plus faste au niveau des sorties de films en dvd et en blu-ray. Il y a toutefois quelques titres potables...

Il faut par exemple faire mention de La source des femmes de Radu Mihaileanu, une oeuvre courageuse mais  parfois trop didactique sur des femmes qui font la grève de la faim. ***

Détour vers l'animation pour le metteur en scène Rémi Bezançon, le voici qu'il fait équipe avec Jean-Christophe Lie pour raconter les aventures de la girafe Zarafa. Mignon mais moralisateur.***

Fresque ambitieuse sur un homme qui désire devenir une femme, Laurence Anyways de Xavier Dolan est visuellement splendide. Dommage que le scénario tourne un peu à vide. **1/2

C'est également le cas de Hors les murs de David Lambert, qui raconte les amours difficiles de deux hommes. Pour une intéressante première partie, il faut se farcir la seconde, parsemée de clichés. **1/2

Même s'il est supérieur au premier tome, The Expendables 2 de Simon West n'en demeure pas moins une superproduction qui n'exploite jamais correctement son sujet béton. **1/2

Alain Chabat adore les BD et il a offert par le passé le formidable Astérix et Obélix: Mission Cléopâtre. Il a la main moins heureuse avec Sur la piste du Marsupilami, un conte pour enfants franchement inégal. **1/2

dimanche 12 août 2012

Entrevues avec Radu Mihaileanu pour La source des femmes

Le cinéaste Radu Mihaileanu a un parcours plus qu'appréciable. De film en film (Train de vie, Va, vis et deviens, Le concert), il s'est construit son propre univers féerique où drames et comédies sont au rendez-vous. Dans La source des femmes, il est de retour pour montrer le courage de plusieurs femmes arabes.

J'ai pu m'entretenir avec lui lors de sa venue à Montréal il y a quelques semaines.

Ma première entrevue qui est disponible dans les pages du Métro parle de son nouveau long métrage et des implications politiques d'un tel sujet.

Mon second article qui se retrouve sur le site de Cineplex est un questions-réponses où sa pensée transparaît au grand jour.

vendredi 10 août 2012

Ruby Sparks, Guilty of Romance, Killer Joe, La source des femmes, The Bourne Legacy, Hope Springs, Sur la piste du Marsupilami

Que de bons films qui prennent l'affiche cette semaine en salles! Petit tour d'horizon des sorties pour ne rien manquer des titres les plus intéressants.

Les réalisateurs de Little Miss Sunshine sont de retour avec Ruby Sparks, une superbe comédie romantique noire sur un écrivain qui tombe en amour avec sa création. Drôle, inspiré, magnifiquement joué par Paul Dano et Zoe Kazan, le long métrage mérite amplement le détour.

Sion Sono ne fait rien comme les autres et il le prouve à nouveau avec son flamboyant Guilty of Romance où il métamorphose une jeune bourgeoise rangée en symbole sexuel. C'est malsain, dépravé mais très accessible, ce qui est plutôt rare chez monsieur.

Le créateur de The Exorcist et French Connection est capable, à l'occasion, de signer une bonne production. C'est ce qu'il fait dans Killer Joe, une comédie très, très sombre où une famille finit par s’entre-tuer. On rit aux larmes devant l'absurdité des situations et quelques scènes cultes - celle du Kentucky! - qui marqueront à jamais les esprits.

Radu Mihaileanu (Va, vis et deviens, Le concert) réalise de bons films, mais jamais de très bons films. L'histoire se répète avec La source des femmes, une intéressante mais moralisatrice réflexion sur la vie de femmes en sol arabe. On adhère malgré tout...

Avait-on vraiment besoin d'un nouveau Bourne? Après l'excellent travail de Paul Greengrass, Tony Gilroy (le scénariste de la première trilogie) sabote un peu la licence avec The Bourne Legacy. L'introduction est bavarde et incompréhensible, alors que la conclusion n'exploite en rien les thèmes développés, se perdant dans de longues scènes d'action.

Malgré le grand talent de Meryl Streep et de Tommy Lee Jones, Hope Springs de David Frankel ne fait que surfer sur des sujets éprouvés (l'amour qui s'érode dans le couple, les fantasmes qui ne sont jamais réalisés, etc.) pour offrir une caricature de la vie réelle. Si seulement il y avait de l'humour...

Lorsque Alain Chabat porte le chapeau de cinéaste, cela peut aller dans les deux sens. Son Astérix et Obélix était génial, alors que Grrrrrrrrr! frôlait le navet. Sur la piste du Marsupilami se situe entre ces deux pôles, offrant quelques gags réussi, mais ennuyant plus souvent qu'autrement avec ses situations redondantes et enfantines.