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jeudi 5 août 2021

Film du jour: Annette


Film d'ouverture du dernier Festival de Cannes où il s'est mérité le prix de la mise en scène, Annette est le fantastique nouveau film de Léos Carax, qui offre une tragédie musicale sur les airs du groupe culte Sparks. Une oeuvre exubérance et foisonnante, fascinante et exaspérante à la fois, qui ne manque surtout pas de lyrisme et de poésie. Avec en prime Adam Driver qui trouve un de ses plus grands rôles en carrière. À voir absolument. Au cinéma dès demain. Critique. ****

jeudi 11 décembre 2014

Film du jour: Mauvais sang

C'est avec son sublime Mauvais sang que Leos Carax a été qualifié de nouveau Godard. Avec raison. Maniant le verbe et l'image avec une rare maestria, le cinéaste revitalise l'éternel triangle amoureux en y insufflant de la poésie, du lyrisme et une tonne de surprises. Sa mise en scène majestueuse est peuplée d'idées incroyables et sa direction d'acteurs, impeccable, permet à Juliette Binoche de devenir la grande actrice qu'elle est toujours aujourd'hui. ****1/2

dimanche 7 décembre 2014

Film du jour: Boy Meets Girl

Il y a de bien belles choses dans Boy Meets Girl, le premier film de Leos Carax. Cette rencontre entre Godard, Truffaut et Rohmer qui fait des flammèches. Mais surtout un style unique, plein de vitalité, de poésie et de sensualité qui vitamine un sujet éprouvé (la rencontre entre deux âmes perdues), grâce à une mise en scène parfaitement stylisée, quelques moments de grâce et des interprètes totalement dévoués. ****

mardi 19 février 2013

DVD : Holy Motors, Seven Psychopaths, Le prénom, Bullet Collector, Anna Karenina, Argo, Kirikou et les hommes et les femmes, Les États-Unis d’Afrique, Camille redouble, Sinister, Manigances, Les vacances de Ducobu

Au rayon des sorties DVD et Blu-ray, il se fait difficilement mieux que cette semaine, alors que plein de films intéressants sortent sur le marché.

Le plus mémorable étant Holy Motors de Léos Carax, une fable originale et fascinante sur le cinéma et tous les rôles que l'on se donne. À voir sans faute. ****

Tout comme l'hilarant Seven Psychopaths de Martin McDonagh qui suit les hauts et les bas d'un scénariste qui s'est mis dans le pétrin. Verbeux mais désopilant, et quelle distribution! ***1/2

On rit également beaucoup devant l'adaptation cinématographique de la pièce Le prénom de Matthieu Delaporte et Alexande De La Pattellière, où des amis se disent enfin leurs quatres vérités. ***1/2

Pas pour les enfants de coeur, Bullet Collector d'Alexander Vartanov est sur une sorte 400 coups moderne se déroulant en Russie. L'exercice de style est total et les images de ce premier long métrage marquent les esprits à jamais. ***1/2

La mise en scène spectaculaire de Joe Wright est le plus bel élément de cette nouvelle version d'Anna Karenina. Dommage que le casting vient un peu saboter l'histoire. ***

Divertissant à souhait, Argo manque de complexité et de profondeur pour en faire un grand film méritant tous les Oscars qu'il va gagner dimanche prochain. On s'amuse mais rien ne marque les esprits. ***

Encore une succession de courts métrages, Kirikou et les hommes et les femmes de Michel Ocelot est une belle petite animation à regarder en famille. On repassera toutefois pour l'originalité. ***

Montrant un mouvement révolutionnaire sous fond de bonne musique, Les États-Unis d'Afrique de Yanick Létourneau est un documentaire instructif qui fait beaucoup voyager. ***

Remake d'un vieux film de Francis Ford Coppola, Camille redouble de Noémie Lvovsky est une histoire charmante mais éprouvée sur une femme qui a la possibilité de revivre sa vie. Mineur. ***

Avec son solide scénario qui rappelle Shining, Sinister de Scott Derrickson n'avait pas besoin autant d'élément sonores plaqués pour donner la frousse. ***

Web-télé québécoise sous fond de meurtre, Manigances d'Isabel Dréan et Simon Côté est un suspense inopérant à l'interprétation sommaire et au scénario parsemé de fils blancs. Zut, alors! **

On reprend les mêmes et on recommence. Cela ne fait pas de Les vacances de Ducobu de Philippe de Chauveron une comédie pour petits et grands tant le propos est dépassé, voir attardé. **

samedi 6 octobre 2012

The Master, Holy Motors, The Perks of Being a Wallflowers, Bonsai, Et si on vivait tous ensemble ?, Winnie, Taken 2

Superbe semaine de cinéma en perspective avec la sortie en salles de plusieurs excellents films.

Attendu depuis son chef-d'oeuvre There Will Be Blood, Paul Thomas Anderson est de retour avec The Master, une autre oeuvre géniale sur l'Amérique qui porte cette fois sur la dérive de foi. Un brin moins accessible mais presque aussi éblouissant, cette fresque à la réalisation parfaite et à la musique vibrante sidère par la beauté de son propos et la tenue de ses interprètes. Joaquin Phoenix trouve là son plus beau en carrière, qui lui vaudra vraisemblablement un Oscar. ****1/2

Mi-figue, mi-raison, Holy Mortors de Léos Carax est un de ces projets fous, fous, fous qui mérite le détour, seulement pour l'intelligence de son scénario et l'originalité de sa démarche. Tout n'est pas comestible dans ce délire et l'effort fait parfois du surplace à la mi-chemin, reste que la leçon sur le septième art où tout le monde joue des rôles en marquera plus d'un. ***1/2

Il se fait encore de très bons films pour adolescents. Rappelant le travail des meilleurs John Hughes, The Perks of Being a Wallflower de Stephen Chobsky est une histoire sincère et prenante sur l'amour et l'amitié à travers les yeux d'un adolescent à l'équilibre psychologique fragile. La musique est géniale et les comédiens s'en sortent très bien. ***1/2

Les admirateurs de Truffaut voudront jeter un coup d'oeil à Bonsai, cette petite création sympathique comme tout de Christian Jimenez où l'amour se veut à la fois comique et mélancolique. Pour l'originalité, on repassera, mais les sourires y sont nombreux. ***

Il ne faut pas se fier à la distribution de Et si on vivait tous ensemble? de Stéphane Robelin qui regroupe de grands acteurs comme Pierre Richard, Jane Fonda et Claude Rich. Cette production pour un public du troisième et du quatrième âge accumule les clichés et il prend bien peu de risques dans son traitement. **

C'est également le cas de Winnie de Darrell James Roodt, un biopic conventionnel et sirupeux sur l'épouse de Nelson Mandela. La réalisation manque de nerfs et le talent de Terrence Howard et de Jennifer Hudson n'empêche pas le fait qu'on apprend finalement peu de choses nouvelles sur cette femme d'exception. **

L'horreur de la semaine se nomme Taken 2 d'Olivier Megaton, cette suite au désastreux Taken qui porte toujours le sceau de Luc Besson. Un navet sans queue ni tête, ni divertissant ou trépidant, où les nombreuses invraisemblances font de l'ombre à l'intrigue simpliste et à l'interprétation primaire. Tout simplement indigeste. *

Et Frankenweenie de Tim Burton qui s'annonce vraiment pas mal? Encore là, il est difficile de tout voir. Alors il faudra se reprendre bientôt avec une entrée spéciale... ou lors de sa sortie en dvd/blu-ray dans quelques mois!