Keisuke Kinoshita filme mieux que personne le malheur qui s'abat sur des gens ordinaires. C'est le cas dans Farewell to Spring (1959) où une réunion de vieux amis tourne au vinaigre. Malgré une abondance de personnages et un récit qui s'éparpille, le film queer traite avec finesse et mélancolie des déceptions de la vie. Les images splendides ajoutent au charme certain à cette chronique que n'aurait pas reniée Nicholas Ray. ***1/2
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