samedi 4 juillet 2020

Film muet de la semaine: L'hirondelle et la mésange

Inventeur du terme «mise en scène», André Antoine fait le plein de réalisme social dans L'hirondelle et la mésange (1920), où l'aspect documentaire semble plus important que l'intrigue amoureuse qui en découle. À tel point qu'un immense pouvoir de fascination s'exerce sur ces bateaux qui errent au sein d'une photographie somptueuse, gorgée d'angles immersifs et révélateurs.

Film du jour: The Truman Show

Pour la fête nationale des États-Unis, on voudra certainement revoir The Truman Show, le film visionnaire de Peter Weir, basé sur le scénario brillant d'Andrew Niccol (qui, en 1998, n'était pas le has-been d'aujourd'hui). En traitant à la fois de télé-réalité et du désir de liberté d'un homme face à l'existence, le long métrage ratisse large, explorant les arcanes du cinéma tout en conférant à Jim Carrey un de ses plus grands rôles en carrière. L'ensemble est évidemment trop gentil, sauf que sa charge demeure toujours aussi efficace. ****

vendredi 3 juillet 2020

Les meilleurs films de... juin 2020

Enfin, les salles de cinéma ouvrent à nouveau leurs portes aujourd'hui! En attendant d'y accéder, voici les meilleurs films que l'on a pu découvrir (en vidéo sur demande) en juin 2020...

- House of Hummingbird

- It Must Be Heaven

- L'extraordinaire voyage de Marona

- Brumes d'Islande

- Surrogate

Film du jour: Muriel's Wedding

Succès surprise de 1994, Muriel's Wedding de Paul John Hogan est une relecture de Cendrillon, alors qu'une femme amoureuse d'Abba tente de tout changer dans son existence afin de se marier un jour. Drôle et grave à la fois, ce récit qui affiche déjà le poids des années vaut surtout pour la performance phénoménale de Tony Collette, méconnaissable dans le rôle titre. C'est grâce à elle qu'on accepte plus volontairement les faiblesses du script. ***

jeudi 2 juillet 2020

Film du jour: A Regular Woman

Le crime d'honneur a été l'objet de nombreux films. A Regular Woman de Sherry Hormann a la particularité de relater une histoire vraie à travers la fiction mais en conservant des éléments documentaires. On y suit ainsi les désirs d'émancipation d'une femme de sa famille toxique musulmane. Efficace mais convenu, le récit quelque peu manipulateur s'articule autour de la performance forte de sa jeune protagoniste et d'une mise en scène sentie, qui brise régulièrement le quatrième mur. De quoi enrager au plus haut point. Disponible virtuellement dans quelques cinémas. ***

Film du jour: Le toit de la baleine

Raoul Ruiz a réalisé plusieurs films cinglés. Le toit de la baleine (1982) est un de ceux-là. Largement improvisé, le long métrage multiplie les thèmes - langue, maxime, colonisation et compagnie - en multipliant les scènes de miroir et d'expérimentations, perdant allègrement le cinéphile au passage, qui sera hypnotisé par les images fascinantes d'Henri Alekan. Un trip impressionniste prenant la forme d'un cauchemar, dont l'écho à Proust se fait amplement ressentir.  À voir sur le site de la Cinémathèque française. ***1/2

mercredi 1 juillet 2020

Film du jour: Hammer

Bien que largement imparfait, Hammer permet au cinéaste canadien Christian Sparkes de laisser sa trace, développant des images marquantes qui font grande impression. Le scénario en forme de mythe grec sur une famille qui fera tout pour protéger les siens n'est pas neuf (l'ombre de James Gray y plane allègrement) et la psychologie primaire des personnages laisse à désirer, sauf que Will Patton offre une composition nuancée et vigoureuse en patriarche dépassé par les événements. **1/2