La 92e cérémonie des Oscars se déroule demain soir et même si 1917 a le vent dans les voiles, cela n'empêche pas Parasite d'être, et de loin, le meilleur film en nomination. Pour l'occasion, voici mes traditionnelles prédictions des gagnants et gagnantes. Cette année, c'est pour le Voir!
samedi 8 février 2020
Film du jour: The Naked Prey
Film de survie par excellence, The Naked Prey (1965) de et avec Cornel Wilde montre un homme qui tente de fuir un safari africain qui tourne mal. Pratiquement dénué de dialogues, ce tour de force aux images somptueuses fait battre le coeur plus rapidement, rappelant que l'être humain est toujours à un doigt de redevenir une bête sauvage. Un postulat violent, que vient renforcer d'incessantes scènes d'animaux dans la nature. Darwin serait aux anges. ***1/2
vendredi 7 février 2020
Sorties au cinéma: Les chatouilles, L'acrobate, Le milieu de l'horizon, En attendant avril, Temps et marrées, Prisons sans barreaux, Steampunk Connection
Le cinéma international et le septième art québécois cohabitent plus que convenablement cette semaine dans une salle près de chez vous.
Les chatouilles: En s'attaquant de plein fouet à la pédocriminalité, Andréa Bescond fait oeuvre utile au sein de ce récit éminemment personnel qui ne manque surtout pas de souffle cinématographique. ***1/2
L'acrobate: Le cinéma de Rodrigue Jean se radicalise, lui qui présente cette fois un drame érotique homosexuel implacable sur le plan intellectuel, mais qui laisse un peu de glace malgré le brio de ses interprètes. ***
Mon entrevue avec le réalisateur sera bientôt disponible
Le milieu de l'horizon: Ce récit d'apprentissage de Delphine Lehericey campé en milieu agricole met en jachère ses nombreux clichés afin de développer de beaux personnages. ***
En attendant avril: L'inclassable Olivier Godin est de retour avec une nouvelle fable absurde qui, sans révolutionner son univers qui lui est propre, le reconduit à l'aide d'heureux mots d'esprit. ***
Temps et marrées: Derrière une réalisation un peu trop académique d'Aude Leroux-Lévesque et Sébastien Rist se cache un portrait ténébreux de la vie en région. ***
Prisons sans barreaux: À partir d'un sujet fascinant (les conséquences d'expositions aux produits chimiques et champs électromagnétiques), Nicole Giguère et Isabelle Hayeur signent malheureusement un documentaire classique et trop télévisuel. **1/2
Steampunk Connection: On a vite fait le tour de ce documentaire bien attentionné d'Annie Deniel, qui se répète longtemps avant la fin. Mais qui n'aimerait pas un jour plonger dans ce milieu unique qu'est le steampunk? **1/2
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Film du jour: Beau travail
Un des plus grands films francophones du 21e siècle, Beau travail demeure le chef-d'oeuvre absolu de Claire Denis. Un opus stylisé qui sublime son art pour devenir poésie. On entre dans ce récit volontairement répétitif un peu perdu et après 95 minutes de grand cinéma, on en ressort tout aussi décontenancé, mais happé par le souffle et l'harmonie de corps en fusion. À revoir encore et encore pour se rapprocher de l'Essentiel. ****1/2
jeudi 6 février 2020
Entrevue Les chatouilles
De la noirceur vers la lumière. Voilà ce qui guide la réalisatrice, scénariste et actrice Andréa Bescond avec son film très personnel Les chatouilles, qui prend finalement l'affiche cette semaine au Québec. J'ai eu la chance le la rencontrer et mon entrevue se trouve sur le site du Voir.
Film du jour: Three Little Words
Un des films préférés de Fred Astaire, Three Little Words de Richard Thorpe est un biopic romancé sur l'amitié entre deux hommes. Le scénario d'une simplicité désarmante est souvent un prétexte aux numéros chantés et dansés qui eux, élèvent constamment le récit, apportant un charme certain qui permet d'éviter l'anonymat. ***
mercredi 5 février 2020
Film du jour: Girl
Lauréat de la Caméra d'Or en 2018, Girl de Lukas Dhont est un superbe récit d'apprentissage sur un adolescent qui souhaite vivre dans le corps d'une femme. Ensoleillé malgré ses moments plus ténébreux, ce premier long métrage extrêmement touchant est porté par la prestation gracieuse de Victor Polster et une réalisation d'une sensibilité à fleur de peau. À ne manquer sous aucun prétexte, même si le voir sur grand écran sera extrêmement difficile (Netflix oblige). ****
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