13 jeunes réalisateurs qui se mettent ensemble pour raconter une seule histoire d'amour qui se déroule sur 13 mois. L'idée derrière ce film espagnol n'est pas mauvaise et sur un simple plan de la mise en scène, les styles ne sont pas trop disparates. Ce qui cloche dans Puzzled Love, c'est la faiblesse de l'histoire, son manque d'originalité, sa banalité chronique. Rien ne ressort du lot, si ce n'est cette héroïne si charismatique qui aurait mérité mieux. **1/2
mardi 9 août 2016
lundi 8 août 2016
Les meilleurs films de chats!
Pour accompagner/oublier la sortie de Nine Lives où Kevin Spacey prête sa voix à un chat, j'ai concocté un petit palmarès ludique de quelques-uns des meilleurs films ou animations avec des chats. Mes choix se trouvent sur le site de Cineplex.
Film du jour: Dark Passage
Le couple Bogart et Bacall fait des flammèches dans Dark Passage de Delmer Daves, un film noir passionnant et même poétique sur un évadé de prison qui change de visage. L'intérêt est constant et la première partie presque uniquement en caméra subjective réserve quelques passages remarquables. ****
dimanche 7 août 2016
Les films préférés de... Gilles Renaud
Bien connu des cinéphiles québécois, Gilles Renaud a participé à plusieurs projets différents, dont Le démantèlement et Cadavres, apparaissant souvent dans les longs métrages de Louis Bélanger (Les mauvaises herbes, Gaz Bar Blues) et Bernard Émond (Tout ce que tu possèdes, La femme qui boit).
Mais quels sont ses films préférés? J'ai récemment pu lui en parler et voici sa réponse...
« J’en ai beaucoup des films
préférés. Pour moi, 8 ½ de Fellini
est un des grands chef-d’œuvres. J’aime aussi beaucoup la trilogie du Parrain. Je trouve que c’est une œuvre
contemporaine. C’est hyper important, c’est vraiment une grande œuvre, les trois
films. J’ai revu un film qui s’appelait Eyes
Wide Shut de Kubrick. Je l’avais vu il y a longtemps, quand il est sorti au
cinéma. Je l’ai revu la semaine dernière et j’ai réalisé à quel point c’est un
grand, grand, grand film. Et que Kubrick est un grand réalisateur.
Au cinéma québécois, j’ai
beaucoup de choix. Beaucoup de films me touchent. Il y a bien sûr Mon oncle Antoine de Jutra qui est un
grand, grand film. Il y a aussi La tête
de Normande St-Onge de Gilles Carle qui est un film absolument renversant. Et
un film dans lequel j’ai joué (rires), que j’aime beaucoup et qui s’appelle Gaz Bar Blues de Louis Bélanger. Je le
considère comme un des grands films cultes du cinéma québécois. C’est sur la
famille, la relation entre les hommes. C’est un film d’hommes qui est absolument
magnifique. En gros, ce sont des films que j’aime. »
Film du jour: The Naked Island
Il y a des films transcendants qui marquent les esprits. The Naked Island de Kaneto Shino est un de ceux-là. Essai muet d'une beauté exceptionnelle qui est doté d'une trame sonore hypnotisante, le récit lent et contemplatif porte sur une famille qui habite un lieu reculé et qui passe leur temps à cultiver la terre. Tel le mythe de Sisyphe, les répétitions renforcent cette idée de damnation et si la liberté de la vie prend constamment le dessus, ce ne sera pas sans pleurs et souffrances. Un poème d'une rare puissance. ****1/2
samedi 6 août 2016
Film du jour: Jason Bourne
Après une désastreuse tentative de repartir la populaire série sur de nouvelles bases, c'est avec bonheur d'apprendre le retour de Matt Damon et de Paul Greengrass pour Jason Bourne. Sans être très original ni même le meilleur épisode du lot, ce nouveau tome s'apparente à un chaos constant avec cette caméra infernale qui décrit le monde dans lequel tente de survivre le héros. Entre chronique géopolitique et impressionnant film d'action aux séquences musclées qui doivent bien durer 15 minutes chacune, le long métrage ratisse large et s'il finit par saouler avec la fin, cette brosse se fait avec classe, à l'image du casting en place. ***
vendredi 5 août 2016
Sorties au cinéma : Les délices de Tokyo, Lo and Behold : Reveries of the Connected World, Indignation, Mon ami Dino, Un homme à la hauteur, How He Fell in Love, Nine Lives
Plusieurs petits films forts intéressants prennent l'affiche cette semaine, dans l'ombre de Suicide Squad que je me promets de voir un jour ou l'autre.
Délaissant ses univers exigeants et opaques pour embrasser une université des sentiments beaucoup plus accessible et éphémère, Naomi Kawase propose avec Les délices de Tokyo une oeuvre simple, sensible et poétique, un brin trop moralisatrice mais assez savoureuse et visuellement soigné. ***1/2
Documentaire sur les possibilités et les dérives de l'ordinateur, Lo and Behold: Reveries of the Connected World est à priori complexe et pas très intéressant. C'est avant que le vénérable Werner Herzog prenne en charge le sujet et qu'il pose des questions souvent incroyables dans sa quête de sonder l'être humain. Ce qui en ressort est peut-être mineur pour lui, cela n'en demeure pas moins souvent passionnant. ***
Première réalisation de James Schamus qui a participé à l'écriture des meilleurs films de Ang Lee, Indignation qui se déroule dans le conservatisme des années 50 souffre d'enjeux trop écrits et d'une mise en scène rudimentaire. Les comédiens sont cependant excellents et il y a une incroyable joute verbale de 16 minutes à mi-chemin du récit qui n'est rien de moins que formidable. ***
Jouant avec les notions de vrai et de faux en décortiquant les procédés cinématographiques, Jimmy Larouche propose avec Mon ami Dino une docu-fiction modeste et émouvante, portée par la performance attachante de Dino Tavarone. ***
Jean Dujardin et Virginie Efira forment un couple mignon comme tout dans Un homme à la hauteur de Laurent Tirard. C'est d'ailleurs le meilleur élément de ce long métrage parfois drôle et charmant mais extrêmement limité, qui a tôt fait de tout dire sur le droit à l'amour et à la différence. Et pourquoi avoir choisi cette star pour incarner une personne de petite taille? **1/2
Pour qu'une romance fonctionne, le couple en place est important. C'est malheureusement le point faible de How He Fell In Love de Marc Meyes alors qu'on ne ressent absolument rien entre les deux amoureux qui semblent beaucoup s'ennuyer. Et nous aussi. **
Pour qu'une romance fonctionne, le couple en place est important. C'est malheureusement le point faible de How He Fell In Love de Marc Meyes alors qu'on ne ressent absolument rien entre les deux amoureux qui semblent beaucoup s'ennuyer. Et nous aussi. **
Pas autant que dans Nine Lives de Barry Sonnenfeld, cette imbuvable comédie familiale où la conscience de Kevin Spacye est transposée dans un chat! Ni drôle ni émouvante, cette ode aux deuxièmes chances fait souvent pitié à voir. *1/2
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