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mardi 6 septembre 2016

Nouveautés en DVD/Blu-ray : Love and Friendship, Tale of Tales, The Seventh Fire, Hockney, Money Monster, The Darkness, The Meddler, Hard Target 2, Mostly Ghostly, Honey 3, Chicago Fire: Season 4

Pendant que la valse des festivals de cinéma déferlent partout sur la planète, les sorties DVD et Blu-ray se déroulent normalement. Qu'est-ce qu'il ne faut pas manquer?

Certainement la comédie Love and Friendship de Whit Stillman qui se savoure avec un énorme plaisir aux lèvres. Kate Beckinsale est vraiment impressionnante. ***1/2

On voudra également voir Tale of Tales de Matteo Garrone qui présente d'une façon unique des contes mythiques. Techniquement c'est très solide. ***1/2

Plus spirituel et peut-être encore plus nécessaire est le documentaire The Seventh Fire de Jack Pettibone Riccobono qui relate le quotidien difficile d'une gang autochtone aux États-Unis. ***1/2

Nettement plus conventionnel est le documentaire sur Hockney de la part de Randall Wright qui présente malgré tout un sujet qui sort largement des sentiers battus. ***

Sorte de remake au goût du jour du Mad City de Costa-Gavras, Money Monster de Jodie Foster ne fait pas dans la subtilité et si sa réalisation tient la route, ce n'est pas toujours le cas du scénario. **1/2

Version inférieure de Insidious, The Darkness de Greg Mclean fonctionne davantage sur le mode familial que sous le filtre horrifique. Kevin Bacon ne peut rien face à cette finale consternante. Mieux vaut se rabattre sur le génial long métrage coréen The Wailing. **

On a beau aimer Susans Sarandon d'amour, The Meddler de Lorene Scafaria ne lui rend vraiment pas justice. Et ça c'est vraiment triste. **

C'est toutefois plus supportable que Mostly Ghostly qui s'adresse uniquement aux adolescents. Au niveau des suites inutiles, que dire de Honey 3 et surtout Hard Target 2? Même dans un tout autre registre, Chicago Fire: Season 4 s'avère un peu superflu. À moins d'être un inconditionnel. 

dimanche 5 juin 2016

Entrevue avec Whit Stillman pour Love and Friendship

Cinéaste trop peu prolifique qui adore s'amuser avec les verbes et les conventions sociales, Whit Stillman débarque cette semaine avec sa décapante comédie Love and Friendship. J'ai pu discuter cinéma et l'essence des verbes avec le réalisateur américain et mon entrevue se trouve dans les pages du Journal Métro.

vendredi 3 juin 2016

Sorties au cinéma: Love and Friendship, Wedding Doll, Janis : Little Girl Blue, Un amour d'été + Métro, Les deux amis, Into the Forest, Transfixed, Teenage Mutant Ninja Turtles: Out of the Shadows

Il y en a vraiment pour tous les goûts cette semaine au sein des sorties au cinéma. Un film d'époque sort toutefois du lot...

Maître des répliques hilarantes qui s'amuse à pourfendre le cadre social établi, Whit Stillman trouve dans le Love and Friendship de Jane Austen un texte pétillant et d'une rare fraîcheur. S'il faut comme toujours être bien accroché à ce ton verbeux, il y a Kate Beckinsale qui crève littéralement l'écran. ***1/2
Mon entrevue avec le cinéaste

Chronique douce-amère de jeunes gens qui tentent de s'émanciper de leurs parents en trouvant leur propre chemin, Wedding Doll de Nitzan Gilady est un petit film globalement intéressant, prévisible mais touchant et bien interprété. ***

Énième documentaire sur une importante chanteuse qui est décédée beaucoup trop tôt, Janis: Little Girl Blue d'Amy Berg emprunte une construction chronologique extrêmement typée. Il y a pourtant suffisamment d'archives inédites et d'impressionnants extraits de spectacles pour ne pas en ressortir ému. ***

Le documentariste Jean-François Lesage adore l'errance de la nuit. Après son naïf Conte du mile End, il propose Un amour d'été, un essai sur la jeunesse estivale. Sa photographie soignée et son jeu constant sur les images et le son (la trame sonore de Gold Zebra est géniale) force l'admiration. Mais lorsque les êtres humains/personnages ouvrent la bouche et livrent leurs dialogues coincés, rien ne va plus. **1/2 On découvrira en première partie l'agréable court métrage muet Métro de Nadine Gomez (Horse Palace), dont la démarche honnête ressemble au trop peu vu Transatlantique. ***

Premier tour de piste de Louis Garrel derrière la caméra qui s'est inspiré d'un scénario de Christophe Honoré, Les deux amis ressemble à une comédie américaine des années 80 ponctuée de nombreux clins d'oeil appuyés à la Nouvelle Vague. Un récit léger, superficiel et très oubliable, qui irrite plus d'une fois. **

Récit de survie sur deux soeurs qui sont campés par les excellentes Ellen Page et Evan Rachel Wood, Into the Forest de Patricia Rozema souffre d'une construction beaucoup trop appuyée qui tente en vain de manipuler l'émotion alors qu'il n'y a rien derrière ces personnages en deux dimensions. **
Ma critique

Documentaire sur un couple différent qui aspire à la normalité, Transfixed d'Alon Kol exploite un peu trop ses sujets. S'il y a des bonnes intentions quelque part, l'approche s'avère trop lourde et sensationnaliste. *1/2

Légèrement moins médiocre que son prédécesseur, Teenage Mutant Ninja Turtles: Out of the Shadows de Dave Green demeure malgré tout une superproduction sans grand intérêt, qui privilégie une formule usée qui s'adresse seulement aux fans invétérés. *1/2
Ma critique

lundi 10 juin 2013

Film du jour: The Last Days of Disco

Cette chronique douce-amère d'une période - le disco! - qui est sur le point de se terminer est un des meilleurs films sur le passage de l'adolescence à l'âge adulte que le cinéma américain a fait au cours des dernières décennies. Bien que prévisible, l'intrigue est réaliste et nostalgique, et il est impossible de ne pas s'intéresser au sort de tous ces personnages si sympathiques. Comme d'habitude, le réalisateur Whit Stillman se démarque du lot avec ses dialogues qui fondent dans la bouche et qui font tellement sourire. Oui, The Last Days of Disco est dans une classe à part, et chaque nouveau visionnement le confirme. ****

samedi 17 novembre 2012

Film du jour: Metropolitan

Dès son premier film, le bien nommé Metropolitan, Whit Stillman aspirait à prendre la place de Woody Allen. Avec ses superbes dialogues affutés au couteau, ses délicieux personnages, sa caméra statique et sa façon de filmer amoureusement New York, il y arrivait allègrement. Il proposait également un riche combat de classes sociales dans cette analyse légère et caustique d'un club de jeunes adultes bourgeois qui accueille dans leur rang un jeune rouquin différent. S'ensuit alors des délicieuses escapades nocturnes amoureuses et spirituelles. Quiconque aime les oeuvres verbeuses risquent d'y prendre leur pied. ****