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dimanche 21 juin 2020

Film du jour: Pat Garrett and Billy the Kid

Désavoué par son réalisateur Sam Peckinpah à sa sortie en 1973, Pat Garrett and Billy the Kid a atteint un statut de film culte lorsqu'une version plus près des visées de son auteur a vu le jour au fil des années. Ce n'est guère surprenant. En renouant avec le western crépusculaire, le père de The Wild Bunch propose une réflexion passionnante sur le Bien et le Mal, rassemblant le matériel le plus vendeur possible - une photographie extraordinaire, le sex-appeal de Kris Kristofferson, la musique de Bob Dylan avec en prime le chanteur dans un rôle secondaire - pour mieux le saboter volontairement au sein de longues scènes mélancoliques, où brille le bouillant James Cobun. Tout le genre se cristallise en lui, rendant l'ensemble encore plus émouvant. ****

mardi 10 janvier 2012

FIlm du jour: The Getaway (1972)

Oublions tout de suite l'horrible remake qui mettait en vedette Alec Baldwin et Kim Basinger et redécouvrons The Getaway, ce film d'action drôle et mouvementé de Sam Peckinpah où Steve McQueen et Ali MacGraw tentent de sauver leur peau après un vol de banque qui tourne mal. Le récit élégant, divertissant et magnifiquement mis en scène mélange un romantisme exacerbé à plusieurs scènes très violentes pour donner quelque chose d'explosif, peut-être pas mémorable mais néanmoins d'un grand pouvoir d'évocation sur ce rêve américain et ce culte du roi dollar. On imagine déjà la reprise du 21e siècle avec toute l'équipe de Drive... ***1/2

vendredi 16 septembre 2011

Film du jour: Straw Dogs


En attendant de voir le remake (on s'en reparle demain), les cinéphiles qui ont le coeur accroché au bon endroit ne voudront pas manquer l'excellent Straw Dogs que Sam Peckinpah a réalisé en 1971. Ce film malsain et parfois difficile à supporter (il y a des scènes marquantes) analyse le monde de la violence qui corrompt, en confrontant un homme pacifique et sa famille à des individus énigmatiques. Alors que le suspense infernal tient en haleine jusqu'à la fin, le climat qui y règne glace le sang. Aucun des personnages n'est innocent, ce qui renforce les dilemmes moraux. La réalisation, très maîtrisée, offre une séquence finale hallucinante, alors que le jeu de tous les interprètes (et principalement de Dustin Hoffman) s'agence parfaitement à l'ensemble. Terriblement dérangeant. ****