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samedi 30 juillet 2022

Maigret (Critique)


Patrice Leconte revisite l'univers de Simenon avec Maigret, une adaptation satisfaisante qui demeure toutefois loin de son sublime Monsieur Hire. Ma critique est à lire sur Cinoche. ***

jeudi 28 juillet 2022

Entrevue Patrice Leconte (Maigret)


Plus tôt cette semaine, je me suis entretenu avec le cinéaste Patrice Leconte pour son nouveau film Maigret, qui prend l'affiche demain dans les salles de cinéma du Québec. Mon entrevue est à lire sur Cinoche.

dimanche 3 juin 2018

Film du jour: L'homme du train

C'est un duel fascinant et attendrissant que se livrent Jean Rochefort et Johnny Hallyday dans L'homme du train, un des meilleurs films de Patrice Leconte. Une leçon d'amitié et de seconds départs tardifs qui est amené avec subtilité et émotions. L'ensemble a beau être prévisible, l'effort ne manque pas de classe, de vigueur. À la Cinémathèque québécoise. ***1/2

mardi 8 décembre 2015

Nouveautés en DVD/Bly-ray : The Square, Haganenet, Turbo Kid, Ant-Man, Elle l’adore, Une heure de tranquillité

Il n'y a pas seulement l'animation sur les Minions qui sort aujourd'hui en format DVD et Blu-ray. On retrouve également plusieurs autres divertissements et surtout deux films très intéressants...

Il y a tout d'abord The Square de Jehane Noujaim, un documentaire exceptionnel sur la révolution égyptienne qui est filmé de l'intérieur. Un essai à voir absolument. ****

Puis il y a Haganenet (L'institutrice) de Nadav Lapid, un long métrage riche et angoissant sur une prof qui encourage fortement un de ses jeunes élèves à exploiter son don pour la poésie. ***1/2

Plus barbare est Turbo Kid de François Simard, Anouk et Yoann-Kal Whissell, une série B volontaire qui se veut drôle et culte mais qui manque de gaz un peu avant la fin. ***

Un Marvel à petite échelle, cela donne Ant-Man de Peyton Reed et ce n'est guère convaincant. L'interprétation enjouée ne sauve guère la réalisation morribonde et le scénario aseptisé. **1/2

Premier film qui tombe à plat en mélangeant suspense, comédie noire et affres de la célébrité, Elle l'adore de Jeanne Henry était pourtant porté par deux solides comédiens qui jouent pour rien. **

Plus quelconque encore est Une heure de tranquillité de Patrice Leconte qui tente tellement d'arracher un sourire mais qui rate plus souvent qu'autrement sa cible. **

samedi 5 septembre 2015

Sorties au cinéma : Listen to Me Marlon, Meru, Vincent n’a pas d’écailles, Cavanna jusqu’à l’ultime seconde j’écrirai, A Walk in the Woods, Une heure de tranquillité, Dragon Blade, The Transporter Refueled

Pendant que le FFM touche à sa fin, les sorties régulières continuent à défiler. Cette semaine, ce sont les documentaires qui sortent du lot.

Tout commence avec Listen to Me Marlon, ce magnifique essai de Stevan Riley qui retravaille des centaines d'heures d'archives personnelles de l'immense acteur pour offrir une formidable leçon de vie et de cinéma. ***1/2

Plus tendu est Meru de Jimmy Chin et Elizabeth Chai Vasarhelyi qui ressasse l'obsession d'alpinistes pour une montagne jugée imprenable. Les moments de tension sont tellement grands qu'ils éclipsent les quelques répétitions. ***1/2

Rafraîchissant et minimaliste film de superhéros, Vincent n'a pas d'écailles de et avec Thomas Salvador suit un homme dont les pouvoirs sont décuplés au contact de l'eau. Filmé sur un ton doux-amer et comportant une histoire d'amour charmante comme tout, cette création qui tourne un peu en rond surprend constamment. ***

Après les attentats de janvier, c'est bien de se replonger dans Charlie Hebdo, Hara-Kiri et cette liberté d'expression qui est plus que salvatrice. Et si Cavanna, jusqu'à l'ultime seconde, j'écrirai de Nina et Denis Robert a ses bons moments, cela ressemble parfois plus à de la TV gonflée pour le grand écran. **1/2

A Walk in the Woods de Ken Kwapis reprend cet éternel duo mal assorti pour le gratifier de réflexions pesantes sur le sens de l'existence et la nécessité de renouer avec la nature. Si le tandem Robert Redford et Nick Nolte fonctionne plutôt bien, l'humour trop primaire ne lève pratiquement jamais. **

Patrice Leconte cherche un nouveau Bronzé avec Une heure de tranquillité, une comédie sur un individu qui est toujours interrompu lorsqu'il cherche à écouter son nouveau disque. Sauf que cet effort n'est jamais très drôle et qu'aucun personnage ne mérite vraiment l'attention du spectateur. **

Sur papier, un long métrage avec Jackie Chan, John Cusack et Adrien Brody ne peut pas être mauvais. Mais dans les fais, cela donne Dragon Blade de Daniel Lee, un film de combats et d'épées ridiculement raté et épais qui sabote un concept qui aurait pu être fonctionner. Tant de vent pour rien. *1/2

Ressusciter une série morribonde est le comble de l'inutilité. C'est pourtant ce qui arrive avec The Transporter Refueled de Camille Delmarre qui est encore plus insupportable que la mauvaise trilogie qui a lancé la carrière de Jason Statham. Et dire que deux suites sont déjà prévues... *1/2

samedi 14 février 2015

Film du jour: Les Bronzés font du ski

Devant l'immense succès des Bronzés, il était normal qu'une suite voit le jour. Plus gros, encore moins subtil et se répétant quelque peu, Les Bronzés font du ski de Patrice Leconte s'applique à reprendre une recette qui a fait ses preuves. Les dialogues cultes abondent comme toujours et les comédiens s'amusent comme des petits fous. On ne rit pourtant pas autant et les personnages semblent manquer de cette présence qui les rendait si unique et touchant. Mais comme visionnement de Saint-Valentin, il y a bien pire... **1/2

samedi 24 janvier 2015

Film du jour: Les Bronzés

Pour combattre le froid, la neige et le manque de lumière, il n'y a rien de mieux que de se replonger dans Les Bronzés de Patrice Leconte. Pas que ce film soit transcendant ou particulièrement innovant avec son histoire à numéros. Sauf qu'il comporte tellement de gags désopilants, de situations tordantes et de personnages attachants qu'on lui pardonne toutes les faiblesses du monde, dont celui d'avoir particulièrement mal vieilli. Mais cela demeure tout de même culte. ***

mercredi 27 mars 2013

En rafale : A Late Quartet, Hello I Must Be Going, The Greatest Movie Ever Sold, Les hommes libres, High School, Calvin Marshall, Le magasin des suicides, The Divide, Hesher, Jolene, Take Me Home Tonight

Comme Pâques cogne déjà à la porte et que les jours de congé seront plus nombreux, voici quelques longs métrages que j'ai pu voir ces dernières semaines. Question seulement de s'occuper un peu...

De tous les films de «vieux» qui ont pris l'affiche l'année dernière, A Late Quartet de Yaron Zilberman est un des plus satisfaisants (après Amour de Michael Haneke, bien sûr). Derrière une intrigue conventionnelle se cache un développement très intéressant des personnages, qui sont campés par d'excellents acteurs. ***1/2

Petite oeuvre sans prétention, Hello I Must Be Going de Todd Louiso a le mérite de traiter d'un sujet tabou (la dépression, l'amour entre des gens d'âges différents) selon le point de vue d'une femme qui s'amourache d'un partenaire plus jeune. L'ensemble ne paye pas de mine, mais il se regarde avec plaisir. ***

Tout comme le documentaire The Greatest Movie Ever Sold où Morgan Spurlock analyse les rouages de la publicité. Le documentaire aurait pu être plus profond et complet, ce qui ne l'empêche pas de divertir aisément. ***

Reprenant un thème usé à la corde (l'occupation allemande de la France) à l'aide d'une réalisation fauchée, Les hommes libres d'Ismaël Ferrouki vient à un cheveux de noyer son sujet (comme un certain La rafle). On sent toutefois une intensité certaine chez les comédiens, ce qui fait toute la différence. ***

Une bonne idée ne tient souvent qu'à un fil. Qui est rompu lorsque la production finit par faire du surplace, incapable de se réinventer. C'est ce qui arrive à High School de John Stalberg Jr. sur les péripéties de deux adolescents qui finiront par faire fumer du pot à la plupart des gens de leur école secondaire. Ce qui fait sourire 15 minutes ne peut qu'ennuyer avant la fin. **1/2

Un sentiment similaire que l'on retrouve dans Calvin Marshall de Gary Lundgren. Le base-ball y est traité en filigrane chez deux héros masculins qui ont de la difficulté à vivre avec leur talent limité. Les charmes des interprètes ne change rien à ce scénario qui manque au final de vigueur et de surprises. **1/2

Le livre original fait peut-être rire aux larmes, mais l'adaptation cinématographique de Le magasin des suicides par Patrice Leconte est tellement moralisateur et agaçant par ses innombrables numéros musicaux qu'il vampirise les nombreux clins d'oeil sardoniques qui eux, font amplement sourire. **1/2

Reprenant le schéma de Lord of the Flies pour le concentrer dans un drame horrifique post-apocalyptique, The Divide de Xavier Gens ne manque surtout pas d'ambition et de tension. On sent toutefois que la mécanique tourne à vide et que le réalisateur se prend énormément au sérieux. **

Sur papier, Hesher de Spencer Susser, qui met en vedette Joseph Gordon-Levitt et Natalie Portman et qui traite des déboires d'un garçon affligé par le décès de sa mère, aurait dû être un opus de grande qualité. Pourtant, on ne s'attache jamais aux personnages et il est plutôt difficile d'embarquer dans cette histoire sans tête ni queue. **

Ce qu'on peut aimer Jessica Chastain, autant pour sa beauté que pour son talent. Ce n'est pourtant pas une raison pour voir Jolene de Dan Ireland, son premier long métrage majeur où elle incarne une pauvre fille naïve qui en souffrira un coup. L'actrice est excellente, sauf qu'il s'agit d'un mélo particulièrement collant et lassant. **

Ce n'est pas tout le monde qui a le talent de Judd Apatow. Pour l'original, on se retrouve avec plusieurs ersatz, qui s'essayent à la comédie romantique pimentée de références cinématographiques, mais sans le coeur et l'humour de son modèle. C'est le sort qui attend Take Me Home Tonight de Michael Dowse, une mièvrerie inoffensive qui aurait dû être incisive et hilarante. Une autre belle occasion de manquée. **

mercredi 1 juin 2011

Film du jour: Le mari de la coiffeuse


Possiblement le meilleur film de Patrice Leconte, Le mari de la coiffeuse (1990) filme la passion et l'obsession amoureuse avec une rare tendresse, avec beaucoup de lyrisme et de poésie. Cette histoire d'un homme qui passe ses journées à regarder sa femme coiffeuse enivre les sens de son doux parfum mélancolique. Les images sont magnifiques, Anna Galiena est à croquer, Jean Rochefort toujours juste et la musique de Michael Nyman fait rapidement son effet. Une oeuvre séduisante et d'une rare beauté sur les plaisirs de l'existence et de l'amour. ****