Dès son premier long métrage, Les sanguinaires (1998), on retrouvait la matière qui allait inspirer toute l'oeuvre de Laurent Cantet: les dynamiques de groupes, l'art de la parole et la difficulté de se soumettre à l'ordre établi. Ce projet sur le thème de l'an 2000 demeure peut-être embryonnaire (autant au niveau des idées que de la mise en scène et de la direction d'acteurs), il offre de très beaux flashs et matière à réflexion. ***
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samedi 30 août 2025
vendredi 13 avril 2018
Sorties au cinéma: L'atelier, Abu, La promesse de l'aube, Beirut, Truth or Dare.
Plusieurs sujets prometteurs peinent à se matérialiser à l'écran. Cela n'empêche pas les titres globalement intéressants d'émaner...
L'atelier: Après avoir collaboré à de grands films avec L'emploi du temps et Entre les murs, Laurent Cantet (réalisation) et Robin Campillo (scénario) sont de retour avec cette nouvelle plongée sur l'ennui et ce qui ronge la jeunesse d'aujourd'hui. Les conclusions ont beau être simplistes et tendancieuses, il y a une certaine beauté à voir triompher les échanges de mots et d'idées. L'excellente Marina Foïs domine une distribution au diapason. ***
Abu: À travers cet émouvant documentaire sur ses origines pakistanaises, sa relation trouble avec son père et son homosexualité, le cinéaste canadien Arshad Khan offre une excursion à la fois personnelle et universelle du sentiment d'étrangeté et d'aliénation. La technique ne casse peut-être rien et quelques moment se perdent en cours de route, mais l'ensemble touche aisément la cible. ***
La promesse de l'aube: Adapter le chef-d'oeuvre de Romain Gary n'est pas donné à tout le monde et Éric Barbier l'apprend à ses dépends. S'il a fait appel à un solide duo (surtout Pierre Niney, car Charlotte Gainsbourg en fait beaucoup trop), son traitement est beaucoup trop sage et poussiéreux. Cela s'arrange quelque peu dans la seconde moitié mais le mal est déjà fait. **1/2
Beirut: Prévisible dans sa structure et trop écrit dans ses dialogues (normal, c'est du Tony Gilroy), ce thriller politique signé Brad Anderson n'intéresse à parcimonie que grâce aux compositions de ses têtes d'affiche: le toujours charismatique Jon Hamm et la délectable Rosamund Pike qui s'essaye à l'accent français. **1/2
Truth or Dare: On s'attendait à s'amuser follement devant ce nouveau délire de Jeff Wadlow (Cry Wolf). Ce n'est malheureusement pas le cas et malgré une prémisse stupide, la peur, le rire et les pièges bien gores laissent grandement à désirer. **
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dimanche 7 mai 2017
Film du jour: Ressources humaines
C'est un très solide premier film qu'offre Laurent Cantet avec Ressources humaines. De nature sociale et de style documentaire, cette exposition des rouages du travail confronte patrons et travailleurs au détour d'une intrigue familiale assez prenante. Si la démarche demeure un brin démonstrative, la réflexion s'avère pertinente et la prestation d'ensemble plutôt relevée. ***1/2
jeudi 19 mars 2015
Film du jour: Retour à Ithaque
Les joies de la distribution. Même si Laurent Cantet a remporté une Palme d'Or il y a moins d'une décennie (pour l'excellent Entre les murs), rien ne dit que son nouveau film sera diffusé dans les salles régulières du Québec. C'est là l'avantage du Centre Phi qui s'offre plusieurs exclusivités, comme Retour à Ithaque, ce long métrage verbeux et théâtral sur un homme qui revient à Cuba pour revoir ses amis d'enfance. Sans révolutionner la mise en scène (Louis Malle est passé par là il y a plus de 30 ans), le cinéaste offre un récit qui s'articule autour d'un scénario touchant et de solides interprètes. Mineur comme l'était son précédent Foxfire, mais pas désagréable pour deux sous. ***
samedi 17 mai 2014
Film du jour: Foxfire (critique)
Avec le cinéaste Laurent Cantet, il faut s'attendre à tout. Est-ce que ce sera un chef-d'oeuvre en puissance (comme Entre les murs et L'emploi du temps) ou une oeuvre beaucoup plus mineure (Ressource humaine et surtout Vers le sud)? Foxfire se situe dans la seconde catégorie, ce qui ne l'empêche pas de briller lors de scènes fortes (ou au niveau de la réalisation soignée, de l'interprétation convaincante, etc.). On sent cependant dans ce récit d'un groupe d'adolescentes qui se rebellent contre le machisme ambiant un manque de subtilité et de nuance, ainsi qu'on long métrage beaucoup trop... long. ***
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