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vendredi 30 avril 2021

Sorties cinéma: Pour l'éternité, 30 jours max, RVQC


Petite semaine de cinéma, avec une oeuvre à voir et une autre à éviter.

Pour l'éternité: Ce qu'on s'ennuyait de Roy Andersson! Le grand cinéaste scandinave est de retour avec de nouvelles saynètes sur la conditions humaines, plus sombres et moroses que d'habitude, même si son humour absurde demeure bien présent en filigrane. Juste pour son immense soin apporté à l'image, il s'agit d'un opus que l'on voudra découvrir en salle. Ma critique ***1/2

30 jours max: Ce n'est pas parce que les temps sont gris qu'on va tolérer les mauvaises comédies. C'est malheureusement ce que sert Tarek Boudali avec cette farce indigeste qui se moque des films policiers. Multiplier les clins d'oeil à Die Hard, Fight Club et Vertigo est une chose. Mais pourquoi ne pas pondre un récit digne de ce nom au lieu de verser dans la facilité la plus élémentaire où le gag se joue avec des animaux étranges? Car il aurait pu avoir matière à rire là-dedans. *1/2

C'est également le moment idéal d’attraper les Rendez-vous Québec Cinéma qui se déroulent jusqu'au 8 mai en salles et en ligne.

samedi 4 juillet 2015

Sorties au cinéma : Un pigeon perché sur une branche philosophait sur l’existence, Le bruit des arbres, Infinitely Polar Bear, Dope, Elle l’adore

Avec les gros canons américains (Terminator 5 et Magic Mike XXL) qui ont pris l'affiche en milieu de semaine, les titres réguliers ont enfin la chance de se faire valoir un peu. Et dans ces quelques sorties, une superbe fresque sort du lot.

C'est avec humour noir, empathie et un sens de la mise en scène incroyable que Roy Andersson continue de disséquer l'humanité avec son bien nommé Un pigeon perché sur une branche philosophait sur l'existence. Un grand opus à ne manquer sous aucun prétexte. ****

Présenté ce lundi à Karlovy Vary, Le bruit des arbres est ce très beau film de François Péloquin sur un adolescent turbulent de la région qui ignore de quoi sera fait son avenir. Porté par un engagement sans concession, un jeu senti d'Antoine L'Écuyer et de Roy Dupuis et une réalisation maîtrisée, il s'agit là d'une découverte qui vaut son pesant d'or. ***1/2

Récit autobiographique sur son père maniaco-dépressif, Infinitely Polar Bear de Maya Forbes est un premier film sincère, appuyé mais très bien défendu par des comédiens épatants, dont le toujours formidable Mark Ruffalo. ***

Remarqué à Sundance et à Cannes, Dope de Rick Famuyiwa est une comédie très légère sur un étudiant qui tente de se sortir d'un mauvais pas s'il veut être admis à l'université. Avec ses clins d'oeil aux années 90 et sa bonne humeur communicative, cet effort s'avère sympathique, faute de mieux. ***

Même si les acteurs sont étincelants, un long métrage peut mordre la poussière. C'est ce qui arrive à Elle l'adore de Jeanne Herry, une comédie policière mal assumée et complètement invraisemblable où une fan vient à la rescousse de son idole. C'est souvent malhabile et pas très bien réalisé malgré les performances justes de Sandrine Kiberlain et de Laurent Lafitte. **

mercredi 23 mars 2011

Film du jour: Chansons du deuxième étage

Le cinéphile qui a découvert un univers loufoque et irrésistible à travers le cinéma de Stéphane Lafleur devraient absolument remonter aux sources en s'initiant à la vision à la fois absurde mais si juste de Roy Andersson. Son film le plus connu, Chansons du deuxième étage, qui a remporté le Prix du Jury à Cannes en 2000, est une succession de portraits fixes d'une société chaotique prête à imploser à chaque instant. Hilarant et complètement imprévisible, cet opus est certainement un des plus drôles de la dernière décennie, alors que ses thèmes intelligents et délicats sont continuellement traités avec une bonne dose d'humour noir. Inoubliable. ****