mardi 31 août 2021

Les meilleurs films de... août 2021


Il n'y a pas seulement eu Fantasia au mois d'août.. mais également la sortie de très beaux films. Les meilleurs étaient certainement...

- Annette

- The Cloud in Her Room

- Seize printemps

- Un pays qui se tient sage

- Raya and the Last Dragon

- Ema

- Candyman

- In the Heights

Film du jour: In the Heights


Divertissement exemplaire, In the Heights de Jon M. Chu est le film parfait pour retrouver confiance en l'humanité. (Warner Bros.)

C'est quoi? Les rêves de quelques personnes habitant un quartier chaud de New York.

C'est comment? Cette comédie musicale ne manque de chorégraphies spectaculaires. Son énergie est contagieuse et la bonne humeur presque constante du début à la fin.

Et pourtant? Le scénario demeure anecdotique et l'interprétation assez limitée.

Techniquement? Les images baignent dans les détails et la palette de couleurs impressionne allègrement. Les mélodies inégales utilisent à bon escient toutes les possibilités des enceintes audio.

Suppléments? Cette édition comporte un disque 4K Ultra HD, un blu-ray et une copie numérique. Les bonus réunissent un intéressant documentaire de 45 minutes divisé en sept parties et deux numéros musicaux où l'on peut faire du karaoké.

Au final? Accueilli dans l'indifférence du public, ce long métrage demeure un enchantement pour les yeux et un baume pour le coeur. Du plaisir qui invite à la résistance et à l'union de la communauté.

lundi 30 août 2021

Film du jour: The Niklashausen Journey


Fassbinder se prend pour Godard dans The Niklashausen Journey (1970), utilisant de longs plans pour parler de politique, de religion et de révolution. Les propos souvent stériles et parfois déclamés comme au théâtre suscitent autant de passion que d'ennui, contrairement à la riche composition de la mise en scène qui émerveille constamment par sa fluidité et ses trouvailles étonnantes. ***

dimanche 29 août 2021

Film du jour: Bullet in the Head


Bullet in the Head (1990) représente la quintessence du cinéma de John Woo: histoire ambitieuse et tumultueuse, scènes d'action inoubliables, casting béton, sentimentalisme kitsch, ralentis, violence, etc. Le tout enraciné dans l'Histoire récente et passée, mêlant adroitement Deer Hunter et Treasure of Sierra Madre. C'est parfois trop long et boursouflé, mais lorsque vient le temps de se battre et de prendre les armes, cela décoiffe allègrement. ****

samedi 28 août 2021

Film du jour: The Kid


The Kid fête son 100e anniversaire cette année! Il s'agit du premier long métrage réalisé par Charlie Chaplin, qui mélange slapstick et mélo avec une assurance peu commune. Même si le film ne possède pas encore toute la profondeur des classiques de son auteur, son humour fait mouche et l'émotion va droit au coeur. Impossible de résister au duo entre le vagabond et le petit garçon. Puis il y a toutes ces scènes folles à la fin, au paradis, qui ont sans doute influencé plein de gens, dont un certain Cocteau. ****1/2

vendredi 27 août 2021

Sorties: Candyman, Un pays qui se tient sage, Sous un même soleil, Black Conflux, Les 2 Alfred, Prisonners of the Ghostland, Live Story: Chronique d'un couple

 


Il y a vraiment de tout cette semaine dans un cinéma près de chez vous.

Candyman: Produit et écrit par Jordan Peele, cette nouvelle version du classique de 1992 ne manque pas de thèmes sociaux pertinents... à tel point qu'ils finissent par prendre le dessus sur l'horreur! Cela n'empêche pas la mise en scène de Nia DaCosta de résonner avec ses plans soignés et ses mélodies fulgurantes. ***1/2 Ma critique

Un pays qui se tient sage: Ce brûlant documentaire de David Dufresne sur l'ordre social et la violence légitime (ou pas) alterne entre les fascinants exposés rhétoriques et de terrifiantes vidéos provenant des réseaux sociaux, rappelant que tout ne va pas bien dans la démocratie française. ***1/2

Sous un même soleil: De son côté, François Jacob prend le pouls du conflit qui déchire l'Arménie et l'Azerbaïdjan, donnant la parole à sa population qui se fait souvent manipuler par les politiques de leur gouvernement. Un portrait sombre non dénué d'espoir, un brin redondant et porté par une photographie envoûtante. ***

Black Conflux: Ce drame d'apprentissage de Nicole Dorsey qui se déroule à Terre-Neuve intrigue dans ses conventions, offrant une magnifique recréation d'époque (1987) et des personnages plus vrais que nature, qui tentent de se frayer un chemin dans un âge particulièrement ingrat. L'ensemble est long à partir, mais les cinéphiles patients seront récompensés. En vidéo sur demande. ***

Les 2 Alfred: Les comédies de Bruno Podalydès sont souvent irrésistibles. C'est également le cas de celle-ci où son frangin Denis est confronté à un monde où la technologie n'est pas tendre envers la famille. Sauf que au-delà d'idées humoristiques, la charge demeure parfois lourde et pas toujours très subtile. ***

Prisoners of the Ghostland: Pour son premier long métrage aux États-Unis, Sion Sono s'offre un divertissement amusant et sanglant mais superficiel et bourrin, qui permet à un nouveau public de s'initier à son art unique grâce à un Nicolas Cage en bonne forme. Ma critique. ***

Live Story: Chronique d'un couple: Traitant de nombreux thèmes essentiels (affres des réseaux sociaux, amours toxiques, santé mentale), cette première réalisation de Jean-Sébastien Lozeau convainc difficilement tant les dialogues sont ampoulés (avec tentative pesante de poésie lyrique) et l'inclusion maladroite de symboles primaires. À côté d'un Sébastien Ricard qui en met parfois trop, Marilyn Bastien demeure au contraire toujours juste et convaincue, s'avérant LA révélation du projet. **

Film du jour: Cotton Club


Vilipendé à sa sortie en 1984, Cotton Club de Francis Ford Coppola est ressorti récemment dans une magnifique version du cinéaste. Si le nouveau montage permet à l'histoire de faire un peu plus de sens (et encore là, la narration éparpillée a toujours été le talon d'Achille de cette production, qui traite à la fois de gangsters, de racisme et d'Hollywood), c'est surtout le soin apporté à la recréation historique et à la réalisation, à la musique et aux numéros dansés et chantés qui valent le détour. Le charismatique Richard Gere domine une distribution exemplaire qui comprend Diane Lane, Gregory Hines, Bob Hoskins, Nicolas Cage et Laurence Fishburne. Présenté à la Cinémathèque québécoise. ***1/2