lundi 5 septembre 2011

Film du jour: Ayneh


Réalisé en 1997 par Jafar Panahi, Ayneh est construit en deux actes. Dans le premier, une petite fille cherche sa mère afin de retourner à la maison. Par la suite, cette même demoiselle en a marre du long métrage de Panahi et elle décide de tout abandonner, rentrant chez elle à la course, en oubliant préalablement d'enlever son micro! Alors que la fiction rivalise sans cesse avec le documentaire, le cinéaste expose un portrait critique de son pays, où la zizanie de la route et l'obsession du foot font en sorte que la population locale oublie les siens. Un exposé étonnant et original qui peut rappeler l'ovni Citadelle d'Atom Egoyan. Et la performance déchirante de l'héroïne ne s'oubliera pas de sitôt. ****

dimanche 4 septembre 2011

Film du jour: Client 9


Sur le plan du documentaire, Alex Gibney est un des cinéastes les plus doués des dernières années. Une de ses oeuvres les plus intéressantes, Client 9: The Rise and Fall of Eliot Spitzer, s'intéresse à la gloire et à la déchéance d'un chevalier blanc de New York qui a tout fait pour améliorer la qualité de vie des moins nanties... et qui est tombé de son piédestal à cause de ses préférences sexuelles. Le récit, extrêmement pertinent et qui surprend constamment par la qualité de ses sources, est un conte sur le bien et le mal, sur la manipulation des icônes, sur l'éternelle confrontation entre sphère publique et privée, etc. Et s'il y avait un complot politique derrière cette sombre histoire? Un long métrage fascinant, comme il s'en fait trop peux. ****

samedi 3 septembre 2011

Film du jour: King of the Hill


Alors que l'inégal Apollo 18 est en orbite sur les écrans de cinéma, il est légitime de découvrir le précédent film du réalisateur Gonzalo López-Gallego, surtout qu'il est plutôt intéressant. Sorte de Deliverance du 21e siècle, King of the Hill qui a été réalisé en 2007 est un long métrage sur la survie. Des êtres humains tentent de sauver leur peau dans une forêt alors qu'ils se font attaquer par des êtres en rogne. Voilà un suspense explosif qui fonctionne au quart de tour et qui captive sans devoir recourir à un large budget et à une tonne d'effets spéciaux. ***1/2

Critique

vendredi 2 septembre 2011

Rétrospective Jafar Panahi, The Debt, Pour l'amour de Dieu, Apollo 18, Shark Night 3D


Venise, bientôt Toronto. Devant l'accumulation de festivals, les sorties cinéma se font rares.

Cela n'empêche pas le Cinéma du Parc de ravir les cinéphiles et de proposer une rétrospective à l'honneur de Jafar Panahi. De quoi se familiariser avec un des piliers du cinéma iranien et de découvrir sa dernière oeuvre Ceci n'est pas un film.

À la fois un suspense, un drame politique, une réflexion sur la mémoire et une romance, The Debt de John Madden explore les répercussions d'un kidnapping sur trois espions israéliens. Un mélange de genres constant qui captive par sa mise en scène élaborée et ses très bons interprètes. De quoi oublier toutes ces facilités scénaristiques et la dernière partie qui traîne en longueur.
Critique

La réalisatrice Micheline Lanctôt persiste et signe Pour l'amour de Dieu, un effort doux-amer sur des amours difficiles entre religieux. Sans critiquer ses personnages, son sujet et son époque, la cinéaste arrive à susciter l'intérêt malgré une surabondance de symboles et des dialogues parfois ampoulés. Les acteurs, généralement convaincants, et la belle musique, un brin trop envahissante, jouent pour beaucoup dans le plaisir éprouvé.

Suspense horrifique qui ne fait pas peur et qui tient difficilement en haleine, Apollo 18 de Gonzalo Lopez-Gallego suit les mésaventures d'astronautes sur la lune. Bien que la réalisation soit appropriée et que l'interprétation demeure dans le ton, l'ennui apparaît beaucoup trop rapidement.
Critique

Autre tentative horrifique qui tombe à l'eau (c'est le cas de le dire), Shark Night 3D de David R. Ellis raconte le carnage de méchants requins qui ne font qu'une bouchée d'adolescent en rut. Un récit parfois drôle mais souvent embarrassant, qui ne s'éloigne jamais des clichés.
Critique

Entrevue Pour l'amour de Dieu


Film sur l'engagement se déroulant au Québec en 1959, Pour l'amour de Dieu développe un triangle amoureux, notamment entre deux religieux.

Pour en savoir plus, j'ai pu discuter avec sa réalisatrice Micheline Lanctôt et ses comédiens Madeleine Péloquin et Victor Andrés Trelles.

L'entrevue complète se trouve ICI

Film du jour: I Confess


Afin d'accompagner la sortie en salles de Pour l'amour de Dieu de Micheline Lanctôt, voici un doublé religieux. Tourné en partie à Québec en 1951, I Confess est un film plus classique et traditionnel d'Alfred Hitchcock sur un prêtre qui confesse un meurtrier. Comme il ne peut dire qui est le coupable, la police finit par le soupçonner! Comme toujours chez le cinéaste, sa mise en scène experte s'oublie devant la fraîcheur des interprètes (le toujours excellent Montgomery Clift), la qualité des dialogues et la profondeur du scénario. Captivant. ***1/2

jeudi 1 septembre 2011

FFM: Catherine Deneuve


La séance de rattrapage du FFM touche à sa fin avec mon texte sur la conférence de presse d'une heure qu'a donné la vénérable Catherine Deneuve. Bien que les questions des gens présents ne passeront certainement pas à l'histoire, quelques réponses qui en ressortent en disent sur cette actrice mythique.

L'article complet se trouve ICI.