jeudi 7 octobre 2021

Film du jour: North Shinjuku 2055 (FNC)


La 50e édition du Festival du nouveau cinéma s'est ouverte hier. On pourra notamment découvrir plusieurs films en salles (jusqu'au 17 octobre) et en ligne (31 octobre). Dans le lot se trouve North Shinjuku 2055, un projet d'anticipation expérimental de Daisuke Miyazaki où de très jolies photographies en noir et blanc décrivent d'abord un quartier puis une situation qui ne peut bien se terminer. Dans la lignée de La jetée, ce court récit assemblé avec soin développe une atmosphère particulière, même s'il ne tire pas toujours pleinement profit de son dispositif narratif et cinématographique. En ligne et à la Cinémathèque québécoise. ***

mercredi 6 octobre 2021

Film du jour: Soumissions


Accusé d'être souvent trop narratif, le cinéma québécois baigne dans l'inconscience au sein de l'énigmatique Soumissions d'Emmanuel Tardif, qui joue à fond la carte du formel et du sensoriel. Si la méditation sur la séparation, l'absence et la douleur demeure en surface, le voyage immersif qui en découle n'est pas dénué d'intérêt. Les talentueux interprètes se modulent avec aisance au ton particulier de l'ensemble. Enfin un film d'ici qui sort des sentiers battus, étant à la fois fascinant et frustrant. ***

mardi 5 octobre 2021

Film du jour: The Rescue


Fort de leur Oscar sur Free Solo, les cinéastes Elizabeth Chai Vasarhelyi et Jimmy Chin sont de retour avec The Rescue, un autre documentaire où l'on retient amplement son souffle, alors qu'une équipe tente de secourir de jeunes garçons prisonniers d'une caverne thaïlandaise. Visuellement soigné, le récit tient en haleine jusqu'à la fin même si on connaît déjà les tenants et aboutissants de l'histoire. Cependant, l'introduction trop verbeuse et la conclusion qui verse dans le gros sirop collant finissent par alourdir l'impact. ***

lundi 4 octobre 2021

Film du jour: Driveways


Présenté à la Berlinale en 2019, Driveways est une délicate pépite d'or d'Andre Ahn (Spa Night), qui interroge le rêve américain et la quête de bonheur de trois êtres solitaires. Quelque peu prévisible, le récit laisse toute la place aux thèmes fédérateurs et à la justesse de ses interprètes, alors que l'émotion coule de source grâce à quelques scènes évocatrices et une musique bien présente. ***1/2

dimanche 3 octobre 2021

Film du jour: Space Jam: A New Legacy


Film culte ayant marqué une génération, Space Jam est de retour avec A New Legacy qui ne passera toutefois pas à l'histoire. (Warner)

C'est quoi? LeBron James cherche à retrouver l'affection de son fils en participant à un important match de basketball.

C'est comment? Il y a quelques scènes délirantes mettant en vedette une multitude de personnages célèbres issus du large répertoire de la Warner Bros.

Et pourtant? C'est parfois long, deux heures de publicités. Surtout avec autant de morales à la clé. Mis à part Don Cheadle, l'interprétation d'ensemble s'avère plutôt limitée.

Techniquement? Les images détaillées et extrêmement bien définies en mettent plein les yeux. Le soin sonore s'avère également alerte, précis et plus qu'immersif.

Suppléments? Cette édition comprend un blu-ray, un dvd et une copie numérique.Les bonus regroupent des documentaires sur le tournage, les nombreuses apparitions, les effets spéciaux et la musique.

Au final? Lorsque la nostalgie mène le bal, on se retrouve souvent avec des productions qui peinent à divertir, visant ici le grand écart entre les parents et les enfants sans réellement convaincre personne. Meilleure chance la prochaine fois.

samedi 2 octobre 2021

Film du jour: Titane


On en veut davantage des Palmes d'Or comme Titane, qui ose défier l'ordre établi à coup d'images choc et trash. En digne héritière de Cronenberg, Julia Ducournau joue avec les malaises, la matière, les fluides et les âmes damnées, accouchant d'une oeuvre forte et imparfaite qui marque amplement. Ma critique. ****

vendredi 1 octobre 2021

Film du jour: Venom: Let There Be Carnage


De tous les films de super-héros présentés dans la dernière décennie, Venom est certainement un des pires. Sa suite Let There Be Carnage qui est cette fois réalisée par Andy Serkis rivalise de médiocrité. Tom Hardy a beau se démener comme un diable dans l'eau bénite, l'histoire peu originale ne fait guère de sens, les personnages demeurent fades, les scènes d'action conventionnelles et c'est à se demander comment autant de talent a pu s'annuler en même temps. Ma critique. *1/2