Présentement à l'affiche en sol québécois, The Peanut Butter Falcon de Tyler Nilson et Michael Schwartz est un sympathique feel-good movie sur des marginaux qui arrivent à se former une véritable famille de reconstitution. Campé avec vigueur, ce ludique conte utopique enchante même si ses limites ne tardent pas à se dévoiler et son originalité à s'étioler. ***
mercredi 4 septembre 2019
mardi 3 septembre 2019
Ma (blu-ray)
Ma est un rare film hollywoodien où le rôle principal - et de méchante, de surcroît - est défendu par une femme afro-américaine. (Universal)
C'est quoi? Des adolescents se lient d'amitié avec Ma, une femme solitaire qui se révèle de plus en plus inquiétante.
Et pourtant? Le long métrage n'est pas à sa hauteur. Les invraisemblances sont nombreuses et la deuxième partie grotesque et stupide finit par complètement détruire son beau travail.
Techniquement? Les contrastes dotés de nombreuses zones d'ombres sont poussés à leur paroxysme par la précision des images.
Suppléments? Cette édition comprend un blu-ray, un dvd et une copie numérique. Les bonus sont composés d'une fin alternative qui fait sourciller, de séquences supprimées, de deux documentaires (un sur le sort des personnages traumatisées, l'autre plus classique sur la distribution et le suspense développé) et d'une bande-annonce.
Au final? Malgré des débuts prometteurs et une composition intense d'Octavia Spencer, l'effort ne tient pas ses promesses et il s'écrase lamentablement avant la fin.
Ma critique complète
Ma critique complète
Film du jour: Survival Box
Disponible en vidéo sur demande à partir d'aujourd'hui, Survival Box de William Scoular est un thriller apocalyptique sur quelques jeunes survivants dans un bunker nucléaire. L'idée qui n'est pas particulière neuve relance tous les clichés du genre, alors qu'on suit des êtres sans intérêt qui font un peu n'importe quoi à l'intérieur de quatre murs, budget dérisoire s'il en est. Au lieu de la tension, c'est plutôt l'ennui qui émane des ces divisions entre humains stupides et égoïstes. *1/2
lundi 2 septembre 2019
Les meilleurs films de... août 2019
Août 2019 a passé à toute allure et avant de l'oublier complètement, voici les meilleurs films qui ont pris l'affiche au cinéma au Québec...
- La flor
- Aquarela
- Le chant de la forêt
- Luce
- L'heure de la sortie
- Célébration
- Des armes et nous
Film du jour: La version nouvelle
Présenté au FNC l'année dernière, La version nouvelle est un essai particulier de Michael Yaroshevsky, qui mérite pratiquement un vote de confiance de la part du spectateur. Car l'intrigue bien secondaire n'est qu'un prétexte pour une plongée dans la création, le doute et le passé. Ténu, le récit répétitif vaut surtout pour son flux de lumière et de son, et la performance truculente de Sophie Desmarais qui arrive à garder l'intérêt là où il n'y en a pas toujours. ***
dimanche 1 septembre 2019
Les films préférés de... Mélanie Charbonneau
Entre les publicités, les courts métrages et les séries web, Mélanie Charbonneau vient de réaliser Fabuleuses, un long métrage sur le phénomène des influenceurs. Je l'ai rencontré pour l'occasion (mon entrevue) et je lui ai demandé quels étaient ses films préférés...
« J'aime beaucoup Working Girl de Mike Nichols. C'est un film qui traçait des
femmes en début de carrière qui tentent de faire leur place.
Ce que je dénonce présentement
dans le cinéma américain de comédie, ce sont des films de scénaristes, où l'on
entend les lignes des scénaristes. Tout le monde est perspicace, même le dude au Starbuck...
Il y a aussi un film qui a bercé
mon adolescence, c'est Reality Bites
de Ben Stiller, qui captait l'époque des années 90. Avec une trame sonore
incroyable. Quand tu as 15-17 ans, tu te dis «Ah, c'est ça être un adulte».
J'avais envie de m'inspirer de ces films-là qui essayent de capter leurs
époques. Il y a aussi Singles de
Cameron Crowe.
Au niveau du Québec, mon
éducation cinématographique était genre les films à TVA à 18h et les films à Radio-Canada.
Tout ce qui était Cosmos, Un 32 août sur terre, Eldorado: la nouvelle vague de l'époque.
Les gens qui se promenaient dans les ruelles de Montréal. J'écoutais ça et je
me disais «Ah mon dieu, je veux vivre à Montréal!». C'était un cinéma très
libre, très inspiré, qui
essayait de capter c'est quoi la vie des jeunes à ce moment-là.
Il y a aussi toute la série de
Cédric Klapisch sur L'auberge espagnole.
C'est sûr que Lena Dunham a eu
une influence sur moi dans son apparition dans le monde. C'est drôle, quand
j'ai écrit Les stagiaires, Girls n'était pas encore sorti et quand
c'est sorti, je me suis dit «Ah mon Dieu, c'est exactement ce que je veux faire!».
J'entendais sa voix, ce qu'elle voulait dire.
Plus récemment, il y a Greta
Gerwig.
Une des femmes qui m'a inspiré
beaucoup à vouloir faire du cinéma, c'est Miranda July. Me and You and Everyone We Know, cette trame sonore-là, c'est ma
référence pour tous les films que je fais...
Il y a aussi Denis Villeneuve
aussi.
Dernièrement, le dernier film que
j'ai tripé, c'est Woman at War. J'ai vraiment aimé ce
film, le retournement de la fin. Un film à la fois comique, doux, avec des
images spectaculaires. Et les musiciens qui sont dans le film.
J'adore voir des cinéastes qui se
laissent aller, qui essayent des choses, qui risquent, qui osent. Ça, ça
m'inspire beaucoup. »
Film du jour: Pauvre Georges!
Coproduction entre la France et le Québec, Pauvre Georges! de Claire Devers est une satire sur les apparences, qui poussent un professeur à remettre son existence en perspective au contact d'un adolescent à problèmes. Trop long et se terminant en queue de poisson, le long métrage au casting royal arrive à mettre le doigt - même timidement - sur un malaise de société, le glaçant dans une mise en scène opaque que n'aurait pas reniée Claude Chabrol. ***
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