Dédié à son frère Vittorio, Leonora addio de Paolo Taviani est une réflexion absurde et mélancolique sur la mort et le passage du temps. Le récit rend à la fois hommage à l'écrivain Luigi Pirandello qu'au néoréalisme italien dans sa façon de développer ses histoires. Y adhérer totalement peut prendre un certain temps, mais on se laisse rapidement bercé par les magnifiques images en noir et blanc et la musique onctueuse. Présenté ce soir au Cinéma du Musée dans le cadre de Retour en Italie. ***1/2
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jeudi 8 décembre 2022
dimanche 1 décembre 2019
Film du jour: Les affinités électives
Les frères Taviani qui adaptent un classique de Goethe en faisant appel à Isabelle Huppert, Jean-Hughes Anglade et Marie Gillain, cela devait valoir le détour. Pourtant le film Les affinités électives (1997) laisse complètement de glace, tant le récit académique et poussiéreux n'est jamais véritablement incarné. Une peinture qui est aussi splendide que lisse et creuse. **1/2
mardi 21 juin 2016
Nouveautés DVD/Blu-ray : L’étreinte du serpent, Knight of Cups, Midnight Special, Un + une, Wondrous Boccaccio, Hello My Name is Doris, Belle et Sébastien 2, The Wave, The Brothers Grimsby, Peace After Marriage, My Big Fat Greek Wedding 2
Il y a vraiment d'excellents films qui sortent cette semaine en DVD et en Blu-ray. L'idéal pour fuir la canicule qui s'installe peu à peu...
Hypnotisant voyage en forêt, le magnifique L'étreinte du serpent de Ciro Guerra plaira à coup sûr aux amateurs d'Herzog. Une odyssée unique en son genre! ****
Oeuvre la plus drastique de Terrence Malick, Knight of Cups est une nouvelle méditation fascinante sur l'univers et le vide existentiel qui afflige l'être humain. ****
Famille + science-fiction donnent un mélange extrêmement émouvant dans le très abouti Midnight Special de Jeff Nichols. ***1/2
Claude Lelouch tombe dans la fontaine de jouvence grâce à Un + Une, un effort routinier pour lui mais souvent délicieux qui donne seulement le goût de s'envoler en Inde. ***
Les frères Taviani sont de retour en mode mineur avec Wondrous Boccaccio, une série de contes riches et variés mais un peu trop sages. ***
Sally Field crève l'écran dans Hello My Name is Doris de Michael Showalter, petit effort sympathique qu'on a toutefois déjà vu plein de fois. ***
Plus intéressant que son prédécesseur, Belle et Sébastien 2 de notre Christian Duguay demeure un long métrage attendu et sans grande surprise, qui se laisse regarder grâce à la bête et ses paysages. **1/2
Film catastrophe scandinave, The Wave de Roar Uthaug tient la route dans sa première moitié pour ennuyer davantage par la suite. Difficile de réinventer le genre. **1/2
Sacha Baron Cohen fait l'impossible pour sauver le vulgaire The Brothers Grimsby de Louis Leterrier du marasme et il échoue lamentablement. **
Peace After Marriage de Ghazi Albuliwi tente tellement de ressembler à du Woody Allen qu'il en devient suspect et lassant. **
Le metteur en scène Kirk Jones reprend les mêmes avec My Big Fat Greek Wedding 2 en oubliant l'humanité des personnages, leur profondeur et leurs émotions. Quelle tristesse! **
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mardi 3 novembre 2015
Film du jour: Wondrous Boccaccio
On n'avait plus eu de nouvelles des frères Taviani depuis leur magistral César doit mourir qui a remporté l'Ours d'or à Berlin en 2012. Les voici de retour en petite forme avec Wondrous Boccaccio, une nouvelle version du Decameron qu'il ne faut surtout pas comparer à Boccace 70 et encore moins au classique de Pasolini. De facture théâtrale mais dans un filtre que n'aurait pas renié Rohmer, ces films à sketchs de qualité variable sur l'amour et la transgression ne choqueront plus personne. Ils servent plutôt à rappeler la grande qualité littéraire de ces textes, ce qui est toujours appréciable mais un peu plat de la part de ces immenses cinéastes italiens. Au Centre Phi du 3 au 7 novembre. ***
mardi 24 décembre 2013
Nouveautés DVD: César doit mourir. Né quelque part, Insidious – Chapter 2
En cette veille de Noël, quelques nouveautés sortent en DVD et en Blu-ray, dont un des meilleurs longs métrages de 2013.
Les films des frères Taviani ne sont pas nombreux à arriver sur le territoire québécois. C'est pourquoi il faut célébrer César doit mourir, un essai fascinant où de véritables détenus décident de jouer un texte classique pour expier leurs fautes. Le mélange entre fiction et documentaire déboussole, la mise en scène est toujours très cinématographique et les vertus humanistes sont nombreuses. ****
Reprenant un des éternels clichés du septième art (pour mieux connaître la culture de ses parents, un fils renoue avec ses origines), Né quelque part de Mohamed Hamidi tient généralement la route grâce à l'intelligence de son propos, l'honnêteté de ses situations et la compétence de ses interprètes. ***
Le premier récit avait provoqué de nombreux véritables frissons. Insidious - Chapter 2 qui est toujours réalisé par James Wan tente d'en faire plus, ce qui a le défaut de détruire les personnages et leurs enjeux et d'ensevelir le tout sous de l'humour grotesque et de nombreuses invraisemblances. Du coup, on décroche longtemps avant la fin. **
mardi 9 avril 2013
Film du jour: Padre Padrone
Film le plus connu des frères Taviani, Padre Padrone est l'histoire simple mais si touchante d'un jeune illettré exploité par son père qui a appris à lire et à écrire en allant à la guerre. Inspiré d'un fait véridique, ce tour de force à la photographie exemplaire et à la réalisation parfaitement au point peut surtout compter sur de fabuleux comédiens qui livrent des prestations inoubliables. Une grande fresque universelle sur le pouvoir de l'éducation qui a donné une Palme d'Or parfaitement méritée. ****1/2
samedi 23 mars 2013
Caesar Must Die, The Central Park Five, No, Trois mondes, The Croods, Home Again, Olympus Has Fallen
Ours d'Or, film à Oscar et excellent documentaire sont à l'honneur cette semaine qui comprend également une animation pas piquée des vers et une décevante superproduction hollywoodienne.
Gagnant du prestigieux Ours d'Or à Berlin en 2012, Caesar Must Die est le retour en forme des frères Taviani. En mélangeant fiction et documentaire, en faisant appel à des vrais prisonniers pour réinterpréter le classique Jules César de Shakespeare, ils signent une oeuvre de très grande qualité, qui questionne le rôle du théâtre dans la vie de tous les jours. De quoi vite l'attraper au Forum avant qu'il ne soit trop tard. ****
Recréant avec minutie une injustice qui a condamné cinq jeunes noirs à la prison, The Central Park de Ken Burns, Sarah Burns et David McMahon est un documentaire révoltant mais passionnant, qui plaira à coup sûr aux amateurs d'Errol Morris. Au Cinéma du Parc, accompagné de sous-titres en français. ****
Nominé aux Oscars dans la catégorie du meilleur film étranger, No de Pablo Lorrain est une - autre - incroyable histoire vraie sur des publicitaires chiliens qui se sont impliqués dans la campagne du non pour renverser pacifiquement Pinochet. Toujours intéressant et divertissant, avec un Gael Garcia Bernal en grande forme. ***1/2
Film choral à portée sociale sur un délit de fuite qui vient bouleverser trois existences, Trois mondes de Catherine Corsini est un long métrage très étudié, à la mise en scène raffinée et à l'interprétation juste, qui aurait pu être un brin plus subtil. ***1/2
Les enfants aimeront beaucoup The Croods, sorte de croisement entre Ice Age et les Pierrafeu. Les personnages font sourire et la 3D est souvent spectaculaire. Les adultes trouveront toutefois que l'animation est lourde avec ses messages incroyablement appuyés... et même douteux par endroits. ***
Le sujet de Home Again de Sudz Sutherland, qui explore le quotidien de trois personnes déportées en Jamaïque, est très fort. Dommage que le traitement superficiel, tape-à-l'oeil, moralisateur et mélodramatique ne l'est pas. **1/2
Meilleur que le dernier Die Hard et que le décevant remake Red Dawn, Olympus Has Fallen d'Antoine Fuqua n'en demeure pas moins un film d'action formaté, d'une violence inouïe et d'une imbécillité rare, sur un garde du corps qui arrivera à sauver le Président des États-Unis et ainsi la planète. Quelques-uns parleront d'un plaisir coupable, mais ça serait charrier. **
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