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mercredi 23 novembre 2022

Lost Illusions (blu-ray)


Gagnant de 7 César dont celui du meilleur film, Illusions perdues de Xavier Giannoli est disponible en format blu-ray, gracieuseté du distributeur Music Box Films.

C'est quoi? Un poète naïf et idéaliste tente de lancer sa carrière à Paris.

C'est comment? Il s'agit d'une adaptation magistrale du chef-d'oeuvre d'Honoré de Balzac. La distribution est exemplaire et les thèmes demeurent toujours d'actualité.

Et pourtant? Évidemment, la transposition est incomplète. Même si la mise en scène est impressionnante, quelques contours s'avèrent plus poussiéreux.

Techniquement? Les images riches et soignées élèvent constamment la luxueuse photographie. Les enceintes précises et détaillées donnent du tonus au son.

Suppléments? Cette édition comprend quelques bonus de qualité variable, donc un documentaire sur le casting, un montage de scènes qui relève la beauté de l'exercice, une galerie de photographies et une bande-annonce.

Au final? Il est encore possible de faire du grand cinéma populaire de qualité. C'est le cas de Illusions perdues qui en met littéralement plein la vue et qui trouvera sans difficulté sa place dans toute collection de films qui se respecte.


vendredi 25 février 2022

Sorties au cinéma: Illusions perdues (Critique)


Film le plus nommé aux César, Illusions perdues de Xavier Giannoli est une adaptation luxueuse du classique de Balzac, rappelant comment l'argent, l'ambition et l'information spectacle mènent encore le monde. La distribution est exemplaire et le scénario riche de trouvailles malgré un ton satirique qui ne fait pas toujours dans la subtilité. ***1/2 

Ma critique

Mon entrevue avec Cécile de France

samedi 21 avril 2018

Sorties au cinéma: You Were Never Really Here, Vers la lumière, Lean on Pete, L'apparition, Une vie violente, Esprit de cantine, Le pouvoir de demain, Furious, Eye on Juliet

Deux grandes fresques prennent l'affiche cette semaine au cinéma, ainsi que des films intéressants et d'autres beaucoup moins convaincants.

You Were Never Really Here: Quelle claque au visage que l'on prend en regardant le dernier opus de Lynne Ramsay, auteure d'un cinéma qui entre littéralement dans la peau. Oui, cette grande création s'est méritée des prix à Cannes pour la qualité de son scénario et la performance de son héros (Joaquin Phoenix, magistral), mais on retient surtout sa façon de jouer avec les codes du genre et d'amener de la nouveauté à un propos éculé. ****

Vers la lumière: En embrassant le mélo, Naomi Kawase signe un long métrage d'une grande beauté, vivifiant et terriblement émouvant, sur la nécessité de ressentir les choses. D'ailleurs, ce brillant effort traite de tout le spectre de la condition humaine tout en étant un hommage senti au septième art. À ne pas manquer. ****

Lean on Pete: Suite à son plus ordinaire 45 Years, Andrew Haigh (Week-end) retrouve son erre d'aller avec ce beau et touchant portrait de l'Amérique, alors qu'un cheval devient la métaphore d'émancipation et de solitude d'un ado sans ressources. On y rit et on y pleure en alternance. ***1/2

L'apparition: Xavier Giannoli (À l'origine) continue à traiter de l’indicible avec cette confrontation entre la science et la religion. Une démonstration un peu lourde et verbeuse mais probante, où le suspense se transforme en quête salutaire. Vincent Lindon y est comme toujours admirable. ***

Une vie violente: Découvert sur Les apaches, Thierry De Peretti traite à nouveau de la Corse masculine où il suit la radicalisation politique d'un jeune homme. Très classique mais efficace, le récit mené avec savoir-faire explore des enjeux cruellement d'actualité sans trop se perdre dans ses détours sentimentaux. ***

Esprit de cantine: Ce joli documentaire de Nicolas Paquet sent l'été à plein nez. Si cette plongée dans le quotidien d'âmes qui animent des casse-croûtes authentiques ne payent pas de mine sur le plan cinématographique, on y rencontre plusieurs personnes intéressantes qui se battent pour conserver cet héritage culinaire et identitaire. ***

Le pouvoir de demain: Encore plus engagé est ce documentaire d'Amy Miller qui rappelle que l'être humain est toujours prêt à réagir ensemble face aux menaces extérieures. Un tour de la planète réjouissant quoiqu'un peu éparpillé. ***

Furious: Reprendre un événement clé de l'histoire russe est une chose. Mais pourquoi utiliser un traitement typiquement hollywoodien avec son abondance d'effets spéciaux, des personnages nullement esquissés et des enjeux vidés de leur sens? Ah oui, sans doute pour rejoindre un plus grand nombre de jeunes spectateurs. **

Eye on Juliet: Après son inégal Two Lovers and a Bear, Kim Nguyen demeure dans la fable avec cette romance dégoulinante d'invraisemblances et de bonnes intentions. Malgré une réalisation soignée et de bons interprètes, il ne s'agit que d'une oeuvre de propagande américaine sur les bienfaits de l'Occident d'espionner des nations qui possèdent de l'or noir et, si le coeur leur dit, de secourir sa population. Mais à condition que ce soient de magnifiques jeunes femmes... **

vendredi 18 novembre 2016

Film du jour: Marguerite

En racontant le même récit que le ludique Florence Foster Jenkins de Stephen Frears - une histoire vraie sur une chanteuse qui chantait terriblement faux -, le Marguerite de Xavier Giannoli demeure un film beaucoup plus profond, drôle et tragique à la fois. Le mérite revient à un script étonnamment solide et nuancé, ainsi qu'à une Catherine Fort qui est tout simplement extraordinaire dans le rôle titre. ***1/2