dimanche 2 septembre 2018

Les films préférés de... Suzanne Clément

Tournant autant au Québec qu'en France, Suzanne Clément a débuté au cinéma dans un petit rôle remarqué (Le confessionnal de Robert Lepage) avant de voler vers des projets plus considérables, tels L'audition, La brunante et C'est pas moi je le jure. Si elle sera toujours associée au cinéma de Xavier Dolan (surtout à Mommy et Laurence Anyways), cela ne l'empêche pas de prendre des risques et d'aboutit là où on ne l'attend pas. J'ai pu lui parler pour la sortie du Rire de ma mère (mon entrevue) et je lui ai demandé quels étaient ses films préférés...

« C'est une bonne question. Je dirais The Thin Red Line. Je suis allé le voir au cinéma sans rien m'attendre du tout. J'ai eu une claque: j'ai adoré ce film-là. Je l'ai vu quelques fois. C'est vraiment un coup de coeur. Sinon j'ai revu des Scorsese et j'ai eu un nouveau coup de coeur pour Raging Bull. Je l'ai vu avec un oeil nouveau. Même s'il y a encore énormément de violence, le film est très intelligent. Et j'ai vu New York, New York que je n'avais jamais vu et que j'ai beaucoup aimé. »

Film du jour: Je te mangerais

Présenté au Festival des Films du Monde en 2009 où il avait été récompensé, Je te mangerais de Sophie Laloy est finalement disponible en édition américaine, sous le titre You Will Be Mine. (Film Movement)

C'est quoi? Une pianiste prometteuse qui habite chez une amie d'enfance a maille à partir avec sa nouvelle colocataire.

C'est comment? Il s'agit d'une intéressante histoire d'amour et d'amitié qui va jusqu'à l'obsession. Judith Davis et Isild Le Beso sont excellentes dans les rôles principaux.

Et pourtant? Le scénario ne manque pas de clichés et de moments plus douteux. La réalisation piétine par endroits.

Techniquement? La superbe musique compense pour une image qui peut manquer de nuance.

Suppléments? Rien.

Au final? La tension est palpable au sein de ce drame de mœurs bien exécuté qui, sans arriver à la cheville de La tourneuse de pages, offre un étonnant duo féminin.

Note: L'édition québécoise du dvd est toujours disponible chez K-Films Amérique

samedi 1 septembre 2018

Sorties au cinéma: Andrei Rublev, En guerre, 1945, Nico 1988, The Accountant of Auschwitz, Trench 11, Le nid, Kin

C'est le moment où jamais de célébrer le cinéma de qualité sur grand écran.

Andrei Rublev: Surtout que cet immense chef-d'oeuvre d'Andrei Tarkovski reprend l'affiche au Cinéma du Parc en version restaurée. On le redécouvre alors d'une nouvelle façon, avec ce souffle divin qui caractérise les plus grands opus du septième art. *****

En guerre: La force de frappe de la nouvelle création de Stéphane Brizé est également implacable, plongeant le toujours excellent Vincent Lindon dans un conflit qui s'enlise en mélangeant allègrement fiction et documentaire. Impossible de baisser la tête. ****

1945: Quelle chance qu'on est là pour parler de ce fascinant drame hongrois de Ferenc Török qui se déroule tout juste après la Seconde Guerre mondiale, car qui en parlera? Sans être parfait, le récit passionne plus souvent qu'autrement et la spectaculaire photographie en noir et blanc en met plein la vue. ***1/2

Nico, 1988: La comédienne danoise Trine Dyrholm est hallucinante dans la peau de la mythique chanteuse allemande, donnant vie et direction à ce biopic de Susanna Nicciraelli qui a tendance à s'éparpiller. ***

The Accountant of Auschwitz: Ce documentaire de Matthew Shoychet traite d'un sujet familier en ouvrant plusieurs portes extrêmement intéressantes. Dommage que le traitement demeure télévisuel, avec cette propension à vouloir faire pleurer avec sa musique manipulatrice. ***

Trench 11: À partir d'une prémisse prometteuse, cet effort de Leo Scherman peine à mélanger drame de guerre et film de genre, alternant scènes bien gores et moments beaucoup trop verbeux. **1/2

Le nid: Pour son premier long métrage, le talentueux David Paradis multiplie les styles cinématographiques et les promesses sans toutes les remplir (la forme du moyen métrage aurait sans doute été préférable). Reste un exercice méta qui fait beaucoup avec un peu. **1/2

Kin: On aurait pu avoir une nouvelle franchise de science-fiction intelligente et trépidante. Sauf que cette production réalisée par Jonathan et Josh Baker est si mince et anonyme qu'on a seulement le goût de revoir son modèle: Terminator 2. **

Film du jour: The Color of Pomegranates

Il y a des expériences qui transcendent le cinéma. The Color of Pomegranates de Sergei Parajanov en est une. Cet essai sur un poète arménien du 18e siècle brouille la narration classique à grand coup d'abstractions, de métaphores, d'idées brillantes, d'images à couper le souffle et de chants envoûtants. Une immense claque au visage façon Bunuel ou Pasolini, que l'on voudra revoir encore et encore, seulement pour atteindre un autre niveau de conscience et de spiritualité. ****1/2

vendredi 31 août 2018

Entrevues Le nid

Après avoir remporté un franc succès à Fantasia, le film québécois Le nid débarque sur les écrans réguliers. Pour l'occasion, je me suis entretenu avec son réalisateur David Paradis et ses vedettes Pierre-Luc Brillant et Isabelle Blais. Mon entrevue se trouve dans le journal Métro d'aujourd'hui.

Film du jour: BlacKkKlansman

Enfin un bon film de fiction de la part de Spike Lee! Ça devait faire 17 ans... Dans BlacKkKlansman, le créateur de Do the Right Thing s'attaque au racisme enraciné dans la culture américaine avec un humour foudroyant et des répliques mordantes, avant d'offrir comme conclusion un triste rappel de la réalité qui glace littéralement le sang. Voilà un retour en forme qu'on n'attendait plus. ***1/2

jeudi 30 août 2018

Entrevue Nico, 1988

Ce n'était qu'une question de temps avant que l'existence de la mythique chanteuse Nico soit l'objet d'un film pour le cinéma. C'est l'actrice Trine Dyrholm qui l'interprète et elle est tout simplement magistrale. Je me suis entretenu avec la comédienne danoise et mon entrevue se trouve sur le site du journal Métro.