lundi 4 mars 2013

Film du jour: Identification d'une femme

Plus accessible que la plupart de ses classiques antérieures, Identification d'une femme de Michelangelo Antonioni est une analyse déroutante et fascinante de l'identité, du désir, de l'amour et de la sexualité à travers le regard d'un homme récemment divorcé qui s'intéresse tour à tour à deux inconnues. Avec ses nappes de brouillard, son symbolisme presque omniscient et la trame sonore vaporeuse de Tangerine Dream, il est aisé de se penser dans un rêve sans fin tant ce qui se déroule sous nos yeux semble échapper à toute logique. Bien que le récit a un peu vieilli, il demeure aguichant et hypnotisant à chaque nouveau visionnement. ****

dimanche 3 mars 2013

Les enfants loups, Shadows of Liberty, Finissant(e)s, 21 & Over, The Last Exorcism Part II, Jack the Giant Slayer, Les saveurs du palais, La légende de Sarila

Quelles semaines exceptionnelles au niveau des sorties de films au cinéma! Je me promets un jour de revenir sur Les manèges humains, Ernest et Célestine, The Gatekeepers et Le Tableau. Mais en attendant, voici ce qu'il ne faut pas manquer... ou éviter de toute urgence.

Magnifique animation japonaise sur une mère qui doit élever seule ses deux enfants, Les enfants loups de Mamoru Hosoda est un conte intelligent et poétique pour toute la famille qui fait pleurer abondamment. À voir absolument! ****

Documentaire éclairant sur les crises que vivent le journalisme, Shadows of Liberty de Jean-Philippe Tremblay vulgarise avec soin et précision une réalité trop peu connue. À méditer avant qu'il ne soit trop tard. ***1/2

Projet laboratoire qui n'est pas dénué d'intérêt, Finissant(e)s de Rafaël Ouellet aurait dû prendre l'affiche il y a quelques années tant le projet appartient à la première vie du cinéaste (avant Camion). Cela n'empêche pas cet essai sur la jeunesse d’enivrer par sa mise en scène maîtrisée. ***

Pour leur première réalisation, les scénaristes de The Hangover (Jon Lucas et Scott Moore) reprennent exactement la même formule: celle de la folle nuit sans lendemain. Bien que parsemé de flashs cocasses, 21 & Over ne tarde pas de tourner à vide. **1/2

The Last Exorcism Part II est un peu à The Last Exorcism ce que Blair Witch Project 2 était au premier Blair Witch Project: une suite sans grande originalité, pas inintéressante mais exagéré, qui procure peu de réel frissons. On s'attendant à mieux de la part du metteur en scène Ed Gass-Donnelly. **1/2

Trop enfantin pour les adultes et trop violents pour les jeunes âmes, Jack the Giant Slayer de Bryan Singer n'arrive pas à remettre au goût du jour une histoire classique. Les bons comédiens sont coincés dans des rôles ingrats et les effets spéciaux (ainsi que la 3D) ne sont pas particulièrement attrayants. **

S'inspirant de la véritable histoire d'une chef qui a cuisiné pour le Président de la République, Les saveurs du palais de Christian Vincent est une sorte de téléfilm moralisateur et sans relief, prévisible au possible. La nourriture fait saliver et Catherine Frot est tout à fait dans son élément, mais ce que c'est quelconque! **

On aurait tellement aimé dire du bien de La légende de Sarila de Nancy Florent Savard, cette animation québécoise en 3D qui est inspirée de mythes amérindiens. On sent que le projet a été réalisé avec coeur et il n'est pas banal. Mais seul les enfants de 5 ans y soutireront le moindre plaisir. Et encore là... **

Film du jour: In the Name of the Father

Si vous croyez que Daniel-Day Lewis méritait un Oscar pour Lincoln, il faut absolument revoir sa performance électrisante dans In the Name of the Father de Jim Sheridan où il méritait toutes les distinctions... qu'il n'a pas eu. En prisonnier, il est tout simplement brillant, aux côtés du regretté Pete Postlethwaite qui n'aura jamais été aussi émouvant. Étonnante fresque qui critique le système carcéral britannique pendant les attentats de l'IRA, ce récit inspiré de faits véridiques dérange au plus haut point, se voulant aussi brillant que percutant. ****

samedi 2 mars 2013

Film du jour: A Face in the Crowd

Féroce satire de la télévision qui n'a pratiquement pas perdu son mordant, A Face in the Crowd qu'Elia Kazan a réalisé en 1957 suit l'ascension et la chute brutale d'un clochard transformé en populaire animateur. Avec son scénario alerte, ses répliques vives et ses personnages en trois dimensions, ce récit de grande qualité se savoure aisément malgré quelques passages savoureux. Il faut avouer que les interprètes, tous excellents, ajoutent beaucoup au succès de l'entreprise. Particulièrement Andy Griffith qui y trouve un rôle particulièrement inoubliable, s'avérant parfait en beau-parleur à la fois charismatique et manipulateur. ****

vendredi 1 mars 2013

Entrevue avec Catherine Frot pour Les saveurs du palais

Qui n'aime pas Catherine Frot, cette actrice française qui était tout simplement merveilleuse dans Un air de famille, La tournage de pages et L'empreinte de l'ange? Dans Les saveurs du palais, elle incarne une cuisinière qui cherche à faire sa place dans un monde d'hommes.

J'ai pu m'entretenir avec la célèbre comédienne lors de son passage à Montréal il y a quelques semaines. Mon entrevue se retrouve dans les pages du Journal Métro.

Film du jour: A Star is Born

Depuis quelques mois, on sent un retour d'intérêt de Barbra Streisand pour le cinéma, que ce soit par sa participation au mauvais Road Trip ou sa chanson remarquée à la dernière cérémonie des Oscars. Il ne faut pourtant pas se dire que tout ce que la chanteuse a fait était bon. Que l'on pense à la version de 1976 de A Star is Born de Frank Pierson, où elle partage la vedette avec Kris Kristofferson. Malgré le charisme évident des deux vedettes, ce long métrage n'est qu'une grosse publicité pour qu'ils puissent vendre encore plus d'albums. Parce que sur le strict plan cinématographique, l'histoire lève difficilement, n'échappant que trop rarement aux clichés. **

jeudi 28 février 2013

Entrevues La légende de Sarila

Ambitieuse animation en 3D, cela a pris plus de 10 ans avant que La légende de Sarila voit le jour. Pour tout savoir sur ce long métrage québécois, je me suis entretenu avec sa réalisatrice Nancy Florent Savard et les doubleurs Mariloup Wolfe, Rachel Lefevre et Geneviève Bujold.

Mon article se trouve dans les pages du Journal Métro