Film trop souvent oublié d'Oliver Stone, coincé entre Wall Street et Born on the Fourth of July, Talk Radio (1988) demeure pourtant toujours une oeuvre cruellement d'actualité, portant sur les dérives des radios poubelles/provocatrices et de ces mots/maux dont sont affligés la population américaine. Jamais très subtile, la charge qui est inspirée de la populaire pièce d'Eric Bogosian (magistral dans le rôle principal) captive, séduit et répugne tout à la fois. Les excès sentimentaux ne casent évidemment rien (comme toujours chez Stone), sauf que sa réalisation plein de trouvailles visuelles apporte souffle et énergie à la traversée du désert de cet anithéros pas comme les autres. ***
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jeudi 17 septembre 2020
vendredi 28 juin 2019
Film du jour: Natural Born Killers
Toute la fin de semaine, le Cinéma du Parc présente Natural Born Killers, la satire culte d'Oliver Stone. Sans doute que la provocation est facile et le point de saturation rapidement atteint. Reste que le cinéaste sait mieux que personne comment utiliser des images sidérantes et une bande-son recherchée afin de créer le maximum d'effet. La réflexion sur la violence, la célébrité instantanée et les médias de masse demeurent d'actualité, alors que la seconde partie s'avère toujours aussi jubilatoire. ***1/2
mardi 27 décembre 2016
Nouveautés Blu-Ray/DVD : American Honey, Tumbledown, The Dressmaker, Snowden, Solace
Ce n'est pas parce que c'est Noël qu'il n'y a pas de nouveaux films qui sortent en DVD et Blu-ray. Voici les dernières sélections de 2016...
American Honey. Un opus essentiel de la part d'Andrea Arnold, qui s'attaque à l'Amérique avec lyrisme, maestria et beaucoup de sensualité. À voir absolument! ****
Tumbledown. De la bonne musique et un duo mignon comme tout formé par Jason Sudeikis et Rebecca Hall sauvent de l'anonymat ce film qui tarde à intéresser mais qui convainc avant la fin. ***
The Dressmaker. Entre western, satire et mélodrame, cet ovni refuse de choisir et l'ensemble frustre malgré une distribution de choix et une superbe photographie. **1/2
Snowden. Olivier Stone fait involontairement rire aux larmes dans ce drame extrêmement sérieux où le moindre de ses tics est décuplé. Mieux vaut revoir l'excellent documentaire Citizenfour. **
Solace. Disponible en vidéo sur demande, ce thriller sans originalité a beau miser sur Anthony Hopkins et Colin Farrell, son manque total de rythme fait amplement décrocher. **
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vendredi 16 septembre 2016
Sorties au cinéma : Embrasse-moi comme tu m’aimes, Hieronymus Bosch Touched by the Devil, Edge of Winter, Bridget Jone’s Baby, Blair Witch, Snowden
Une belle variété de films attendus sont à l'honneur cette semaine au cinéma.
Nouveau délire d'André Forcier, Embrasse-moi comme tu m'aimes est une comédie foisonnante qui ne ressemble à rien et qui parle à la fois de la grande et de la petite histoire. Tout simplement délicieux. ***1/2
Fascinant documentaire sur un peintre d'exception, Hieronymus Bosch, Touched by the Devil de Pieter van Huystee passionne malgré une mise en scène qui manque un peu d'envergure. ***
Le froid environnant et la prestation d'excellents comédiens ne sauvent qu'à moitié Edge of Winter de Rob Connolly, un drame psychologique à la Shining qui tarde à prendre son envol. **1/2
Les fans nostalgiques rafoleront de Bridget Jone's Baby de Sharon Maguire avec la revenante Renée Zellweger. Les autres se diront qu'ils connaissent déjà cette histoire. **1/2
Un fort sentiment de déjà-vu énage également de Blair Witch d'Adam Wingard, un remake déguisé en suite du film culte de 1999. Si ce n'est pas pareil, c'est seulement inférieur. **1/2
Le maître de la paranoïa Oliver Stone semble se parodier dans Snowden, un thriller qui reprend le moindre de ses tics en faisant involontairement rire. Mieux vaut revoir Citizenfour que ce Social Network des pauvres. **
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Film du jour: U Turn
Pour oublier le "tellement-raté-qu'il-en-est-totalement-hilarant" Snowden, on revoit avec délectation U Turn, le dernier très bon film de la part d'Oliver Stone qui date de 1997. Il s'agit d'un divertissement jouissif sur un homme qui s'enfonce de plus en plus bas à chaque nouvelle rencontre. Un film noir sexy et tordu, au casting incroyable (Penn, Lopez, Nolte, Thornton, Danes, Voight, Phoenix) et à la musique exquise signée Ennio Morricone. Mésestimé à l'époque, il mérite amplement d'être redécouvert. ***1/2
mardi 13 novembre 2012
DVD : The Queen of Versailles, Brave, 2 Days in New York, Savages, Elles, Liverpool,
Après avoir vu James Bond deux ou trois fois, le commun des mortels est prêt à autre chose. C'est là que débarquent les nouveautés Blu-ray et DVD!
Cette semaine, le titre le plus intéressant est The Queen of Versailles de Lauren Greenfield, un documentaire édifiant sur un couple de riches qui ne sait pas comment affronter la crise économique. Une brillante satire du rêve américain. ***1/2
Pixar aurait-il perdu la main? Après le décevant Cars 2, la fabuleuse compagnie est de retour avec Brave, une magnifique fresque au scénario assez creux sur une jeune rouquine en quête d'émancipation. Gentil, tout au plus. ***
On avait beaucoup aimé 2 Days in Paris de Julie Delpy, mais sa suite 2 Days in New York laisse un peu de glace avec ses clichés et ses personnages stéréotypés. Quelques bons gags n'arrivent malheureusement pas à sauver la mise. **1/2
Oliver Stone renoue avec le divertissement sans conséquence avec Savages, ce long métrage tape-à-l'oeil mais ultimement vide de sens sur deux amis drogués qui sont des experts pour se mettre dans le pétrin. Stylisé, politiquement incorrect mais beaucoup trop long. Au moins, les suppléments du disque Blu-ray méritent le détour. **1/2
Avec son sujet attrayant (la prostitution chez les étudiantes) et la présence lumineuse de Juliette Binoche, il était normal d'avoir des attentes envers Elles. Sauf que l'effort de Malgorzata Szumowska déçoit dans sa façon de demeurer en surface, dans l'anecdote. **1/2
Première réalisation de Manon Briand depuis des lunes, Liverpool s'amuse à mélanger des genres disparates à travers le destin de personnages extrêmement naïfs. Dommage qu'on embarque pratiquement jamais, parce que l'interprétation est trop inégale et la finale, extrêmement moralisatrice. **
vendredi 13 juillet 2012
Beasts of the Southern Wild, Marina Abramovic, Ice Age 4, Savages, Collaborator, Omertà
Malgré la fermeture brutale de Showbizz.net et Lecinema.ca, je continue à voir autant de films. Voici un retour éclair sur quelques-unes des dernières nouveautés en salles.
Beasts of the Southern Wild: Un des meilleurs films de l'année, ce premier long métrage de Benh Zeitlin regroupe tour à tour du Kusturica, Miyazaki et Malick, offrant un vibrant hommage aux gens courageux de la Louisiane. À voir impérativement. ****
Très beau documentaire sur une fascinante artiste, Marina Abramovic de Matthew Akers questionne le rôle de l'art à travers une mise en scène vibrante ponctuée de jolies pièces musicales. ***1/2
Même si la formule est la même, le bonheur est palpable dans Ice Age 4. Pour toute la famille. ***
Oliver Stone n'arrive pas à secouer sa carrière en déroute avec Savages, un film qui se prend parfois trop au sérieux pour son propre bien. **1/2
Pour sa première réalisation, Martin Donovan propose un huis clos fauché et verbeux dont l'intérêt n'apparaît véritablement que dans les dernières 15 minutes. D'ici là, Collaborator ne peut qu'ennuyer malgré le jeu solide de David Morse. **1/2
La série était géniale, mais l'adaptation cinématographique d'Omertà fait réellement pitié. Il est difficile de prendre l'entreprise au sérieux tellement les personnages ne sont pas crédibles et que les répliques creuses sont nombreuses. Une véritable comédie... involontaire. **
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vendredi 6 mai 2011
Film du jour: Salvador

Pour souligner la sortie en salle de The Bang Bang Club qui porte sur le photojournalisme en temps de guerre, il serait bien de revoir Salvador qu'Oliver Stone a réalisé en 1986. Dans cet excellent pamphlet à la réalisation éblouissante, James Woods incarne un photographe qui est plongé dans une situation insoutenable. Le discours peu nuancé mais d'une très grande efficacité pique instantanément la curiosité, alors que le mélange de dialogues assassins et de scènes de bravoure est tout à fait au point. Il s'agit également de l'occasion où Woods brillait dans un de ses meilleurs rôles en carrière, et où James Belushi pouvait faire autre chose que de la comédie. Dérangeant. ****
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