Deux amis montent un trafic de drogue dans Il était une fois à Gaza, une comédie satirique signée par Arab et Tarzan Nasser. Si la première partie ne paye pas de mine, la seconde se révèle plus convaincante. L'intrigue prend de l'ampleur, à l'image de la mise en scène et de l'interprétation. Le plus incroyable dans cette histoire, c'est à quel point l'ensemble s'avère complètement déconnecté de ce qui se déroule en Palestine. ***
dimanche 29 mars 2026
samedi 28 mars 2026
Au cinéma: They Will Kill You (critique)
Si Sam Raimi de l'époque d'Evil Dead refaisait Kill Bill, cela ressemblerait sûrement à They Will Kill You, le disjoncté nouveau film de Kirill Sokolov. Ma critique est à lire sur Cinoche. ***1/2
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vendredi 27 mars 2026
Au cinéma: Deux procureurs
Pour comprendre l'âme russe, il faut absolument voir Deux procureurs de Sergueï Loznitsa qui se déroule pendant les Grandes Purges staliniennes. D'un côté, il y a tous les mécanismes de terreur et le climat d'oppression imposé par les lieux clos (le format carré de l'image n'est pas étranger à tout cela), la caméra fixe et les couleurs ternes qui enferment le cinéphile dans une véritable prison. De l'autre, il y a ce sentiment d'un système kafkaïen où l'absurdité chronique rappelle le cinéma de Tati. Le tout mélangé, cela donne une oeuvre puissante et d'une saisissante beauté esthétique, portée par la performance sans faille d'Alexandre Kouznetsov, qui parle autant d'hier que d'aujourd'hui. À découvrir au Cinéma Moderne et au Cinéma Public. ****1/2
jeudi 26 mars 2026
Au cinéma: Jeunes mères
Jeunes mères, le nouveau long métrage des frères Dardenne, s'est mérité le Prix du scénario au dernier Festival de Cannes. Dans ce film choral, quatre jeunes femmes tentent de trouver le bonheur dans la maternité. Émouvant sans être mélodramatique, le récit va droit au coeur même si un des destins s'avère moins convaincant que les autres. L'ensemble demeure toutefois plus lumineux que les précédentes offrandes des frangins. En salles demain au Québec. ***1/2
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mercredi 25 mars 2026
Au cinéma: Ma fille tu seras libre
Une mère afghane qui réside au Québec tente de briser le cycle de violence et de traditions patriarcales dans Ma fille tu seras libre. Le scénario de Marie Vien ne fait pas dans la dentelle, étant à la fois démonstratif, appuyé et parsemé d’invraisemblances. À tel point qu'il fait de l'ombre aux interprètes généralement justes et à la mise en scène incendiaire de Bachir Bensaddek. **
mardi 24 mars 2026
Au cinéma: Bushido
Un homme trop honnête finit par se mettre dans le pétrin dans Bushido (aussi connu sous le titre «Le joueur de go») de Kazuya Shiraisihi. Réalisé avec soin et bénéficiant de solides interprètes, le récit prévisible s'étire toutefois un peu en longueur, ne passionnant pas autant qu'il devait. Si les amateurs d'action seront déçus, ceux qui privilégient les mots aux sabres devraient être comblés. Dans quelques salles via Film Movement. ***
Film du jour: L'intrus
Un homme part à la recherche de son fils dans L'intrus (2004). À partir de cette prémisse classique, Claire Denis pond une oeuvre hors norme, pleine d'ellipses et de voyages intérieurs. Non seulement la cinéaste s'amuse à cultiver le mystère, mais elle filme mieux que quiconque ses personnages en pleine mutation, laissant toujours la belle part à leur animalité. Le récit peut s'avérer frustrant par moment, mais il demeure toujours fascinant. ***1/2
lundi 23 mars 2026
Film du jour: The Girl I Love
Oeuvre de jeunesse de Keisuke Kinoshita qui n'aurait pas déplu à un Emmanuel Mouret, The Girl I Love (1946) traite du sentiment amoureux avec candeur, tendresse et mélancolie. La pureté du geste n'égale que la justesse du regard et la musique, comme toujours chez le cinéaste japonais, s'occupe du reste. ***1/2
dimanche 22 mars 2026
Au cinéma: Maigret et le mort amoureux
En adaptant Simenon avec Maigret et le mort amoureux, Pascal Bonitzer propose une réflexion sur le vieillissement en se faisant rencontrer le vieux et le nouveau monde. D'une autre époque, sa mise en scène subtile est dévouée aux dialogues savoureux et Denis Podalydès s'avère parfait dans le rôle-titre. Un divertissement comme il s'en fait plus, où l'ambiance compte plus que l'intrigue. ***1/2
samedi 21 mars 2026
Au cinéma: Miroirs No. 3
Le spectre est une figure centrale du cinéma de Christian Petzold et Miroirs No. 3 ne fait pas exception. De facture minimaliste, le récit ne manque pourtant pas d'émotion, rappelant à quel point une présence peut ressouder une famille. Et si l'ensemble apparaît (faussement) mineur dans la filmographie de son auteur, son parfum de liberté confère aux images et aux personnages un charme indéniable. ****
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vendredi 20 mars 2026
Au cinéma: Dossier 137
Après son excellent La nuit du 12, Dominik Moll continue de s'inspirer de faits véridiques avec Dossier 137, où il suit une inspectrice de police qui enquête sur d'autres corps policiers. Avec son traitement documentaire et son scénario minutieux, le film passionne et fera réagir. Si les dialogues s'avèrent parfois didactiques, la prestation de Léa Drucker - qui vient tout juste de remporter le César de la meilleure actrice - n'est rien de moins que brillante. Ma critique est à lire sur Cinoche. ****
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jeudi 19 mars 2026
Au cinéma: Ce que cette nature te dit
Il n'y a rien de mieux qu'un long métrage de Hong Sang-soo pour célébrer le printemps. Dans Ce que cette nature te dit, le cinéaste coréen convie un jeune poète dans sa belle-famille. Entre humour pince-sans-rire et crises acerbes, le récit en dit long sur la nature tout en demeurant modeste, rappelant que les plus beaux films sont fragiles comme celui-ci. ****
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mercredi 18 mars 2026
Au cinéma: Project Hail Mary
Basé sur le populaire roman d'Andy Weir (The Martian), Project Hail Mary de Phil Lord et Christopher Miller raconte la quête d'un homme envoyé dans l'espace afin de sauver la Terre. Si la prémisse rappelle Interstellar, le récit s’apparente plutôt à un luxueux film pour enfant à la E.T. où l'humour et l'amitié (une sympathique matière extra-terrestre devient le copain du héros) prennent le dessus. Sur le plan technique et sonore, le long métrage en jette. Mais sa trop longue durée (156 minutes!), ses sévères répétitions, son absence de logique et son manque chronique de rythme rend l'expérience assez somnolente. Également producteur, Ryan Gosling prend beaucoup de place à l'écran, jusqu'à éclipser les enjeux du récit. **1/2
mardi 17 mars 2026
Film du jour: Locked
Série B efficace mais stérile, Locked (2025) de David Yarovesky suit les péripéties d'un homme enfermé dans une voiture de luxe. Cela se transforme rapidement en confrontation entre classes sociales qui se terminera évidemment dans le sang et les bons sentiments. Un discours manipulateur qui est au service d'un exercice de style tape-à-l’œil desservit par de talentueux interprètes (Anthony Hopkins semble beaucoup plus s'amuser que le pauvre Bill Skarsgard). **1/2
lundi 16 mars 2026
Film du jour: La ciénaga
Dès son premier long métrage La ciénaga (2001), Lucrecia Martel affichait un goût marqué pour les ellipses, l’ambiguïté et les univers en décrépitude. Cette chronique d'une famille qui s'enlise est bien celle d'une société toute entière qui n'a que faire du danger, trop encline à profiter de ses privilèges que de se soucier des autres. En misant sur les micro-événements et les non-dits, en épousant le chaos ambiant, la cinéaste argentine signe une oeuvre immense que l'on voudra revoir plus d'une fois. ****
dimanche 15 mars 2026
Prédictions Oscars 2026
Sinners croise le fer avec One Battle Another ce soir aux Oscars. Qui aura le dernier mot? Mes prédictions et mes choix personnels sont à lire sur Cinoche.
Film du jour: Agent Zero (Badh)
Une ancienne agente secrète se retrouve dans le pétrin lorsqu'elle tente de venger son mari. La prémisse de Badh (Agent Zero en version anglaise) qui surfe sur le succès de Salt et autres Jason Bourne n'est qu'un prétexte pour multiplier les scènes d'action. Si elles sont spectaculaires (le talentueux Québécois Guillaume De Fontenay signe la réalisation mouvementée), l'intrigue s'enlise rapidement et la distribution de renom - Marine Vacth, Emmanuelle Bercot, Niels Schneider, Grégoire Colin - s'avère sous-utilisée. À découvrir en vidéo sur demande via Saban Films. **
samedi 14 mars 2026
Au cinéma: Invisibles
Pour son premier long métrage, Junna Chif s'intéresse à la sexualité des personnes en situation de handicap. Si la fiction Invisibles ne manque pas de sensibilité et que Nadia Essadiqi crève l'écran en artiste burlesque et travailleuse du sexe, le film maladroit ne convainc qu'à moitié. En cause: un ton parfois trop didactique, des dialogues appuyés qui sonnent faux et une conclusion qui laisse grandement à désirer. **1/2
Film du jour: The Good Fairy
(Re)Trouver son humanité dans un univers dominé par le pouvoir et l'argent ne se fait pas sans heurt au sein de The Good Fairy (1951) de Keisuke Kinoshita. Bouleversant, le récit traite de sentiments amoureux et de journalisme avec une grande lucidité, offrant à ses interprètes habités des rôles particulièrement étoffés. ****
vendredi 13 mars 2026
Au cinéma: The Things You Kill
Représentant du Canada aux Oscars, The Thing You Kill d'Alireza Khatami est un puissant film noir sous fond de peur, de violence, de parentalité et de parricide. Prenant la forme d'un mystère à la Lost Highway, le récit à la réalisation implacable ne lésine pas sur le symbolisme afin de parler de la Turquie d'hier à aujourd'hui. Tous les interprètes livrent des performances impeccables. ****
Film du jour: Apartment 7A
Avions-nous besoin d'un antépisode au classique Rosemary's Baby? Bien sûr que non. Cela n'empêche pas Apartment 7A de parler du rêve américain à travers le destin d'une danseuse qui rêve de gloire. Prévisible, rarement effrayant ou captivant, le récit s'avère plus ennuyant que passionnant malgré la performance convaincue de Julia Garner et la mise en scène sensible de Natalie Erika James. **1/2
jeudi 12 mars 2026
Au cinéma: L'inconnu de la Grande Arche (critique)
Inspiré d'une histoire vraie, L'inconnu de la Grande Arche de Stéphane Demoustier ressasse la construction d'un immense cube à Paris. Minutieux, le récit rappelle tous les sacrifices qui sont amenés dans l'art (pour le meilleur comme pour le pire) et si le film marque moins les esprits que The Brutalist, il est porté par une distribution étincelante qui en fait un objet d'une curiosité certaine. Ma critique est à lire sur Cinoche. ***1/2
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Film du jour: L'empreinte de l'ange
Inspiré d'une histoire vraie, L'empreinte (de l'ange) de Safy Nebbou suit une mère qui est convaincue que la fillette d'une connaissance est bel et bien sa fille décédée. Construit comme un suspense, le récit fait fi de ses invraisemblances pour faire monter la tension. Dans un rôle à contre-emploi, Catherine Fort n'est rien de moins que prodigieuse. ***1/2
mercredi 11 mars 2026
Film du jour: Wedding Ring
Dans la lignée de Brief Encounter se trouve Wedding Ring (1950) de Keisuke Kinoshita, qui relate l'attirance réciproque entre une femme et le médecin qui doit soigner son époux malade. Très symbolique (la bague, le chemin de fer qui sépare les gens qui s'aiment), la romance demeure mélancolique malgré quelques échappées ludiques (et séquences plus ou moins utiles à la trame narrative). Difficile de trouver un plus beau couple que Kinuyo Tanaka et Toshiro Mifune. ***1/2
mardi 10 mars 2026
Film du jour: Sorcerer
Remake du classique Le salaire de la peur, Sorcerer est une oeuvre mésestimée lors de sa sortie en 1977, qui est heureusement devenue culte par la suite. Tant mieux, parce que la vision de William Friedkin dépasse l'entendement, touchant l'apothéose lors de la dernière partie qui en fera halluciner plus d'un avec ses images incroyables et les mélodies imparables de Tangerine Dream. ****
lundi 9 mars 2026
Film du jour: Danger Stalks Near
Tout est une transaction financière dans Danger Stalks Near (1957) de Keisuke Kinoshita, une comédie noire sur une famille qui tire le diable par la queue. Alors que des voleurs rôdent à l'extérieur, les membres à l'intérieur de la maison usent souvent de coups bas pour arriver à leurs fins. Le cinéaste nippon multiplie les personnages, créant des situations hilarantes qui ne sont pas dénuées de profondeur (le clash entre les générations, les conséquences de la guerre). ***1/2
dimanche 8 mars 2026
Film du jour: Fireworks Over the Sea
Un mariage pourrait sauver une entreprise familiale de la faillite dans Fireworks Over the Sea (1951) de Keisuke Kinoshita, un drame mélancolique qui expose quelques traumas de l'après-guerre. Malgré une abondance d'intrigues et de personnages, le récit sait fusionner le social et le personnel autour d'une oeuvre complexe où l'ombre de l'argent risque de corrompre les âmes les plus tenaces. La mise en scène maîtrisée aux images soignées propose une dernière demi-heure enlevante et l'interprétation d'ensemble demeure généralement naturelle. ***1/2
samedi 7 mars 2026
Critique: The Bride!
Maggie Gyllenhaal s'attaque au mythe de Frankenstein avec The Bride!, une adaptation survoltée qui manque à la fois de nuance et de subtilité. Reste la beauté de sa carcasse vide. Ma critique est à lire sur Cinoche. **1/2
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Film du jour: The Gorge
Immense succès d'Apple TV+, The Gorge de Scott Derrickson mélange tous les genres possibles et inimaginables: action, suspense, science-fiction, drame d'espionnage et romance. L'ensemble est si absurde, la mise en scène si chargée et la chime si palpable entre ses stars (Miles Teller et Anya Taylor-Joy) qu'on accepte plus facilement les baisses de régime, l'intrigue sans queue ni tête et l'abus d'explosions. ***
vendredi 6 mars 2026
Au cinéma: Indomptables
Polar musclé sur le Cameroun et la paternité, Indomptables est un changement de registre radical pour Thomas Ngijol qui surprend à la fois derrière et devant la caméra. Classique dans son approche, le récit est mené solidement grâce à une mise en scène assurée et bien que l'écriture manque parfois de coulant, l'interprétation demeure sentie. ***
Film du jour: Benediction
Dans son ultime long métrage Benediction (2021), Terence Davies dresse un portrait éloquent du poète britannique Siegfried Sassoon. Il le fait évidemment sans tomber dans le biopic conventionnel, s'attardant au traumatise de la guerre et aux conventions de la société en usant de surprenantes ellipses. Son film, d'une belle beauté plastique, met le dialogue à l'avant-plan, offrant un rôle riche à Jack Lowden. La dernière séquence, particulièrement bouleversante, hantera le cinéphile pendant longtemps. ****
jeudi 5 mars 2026
Au cinéma: Barbaracadabra
Barbaracadabra n'est pas tant un film qu'un essai sur Barbara Ulrich, l'inoubliable héroïne du Chat dans le sac. Le réalisateur Renaud Lessard (Mad Dog Labine) lui rend hommage en multipliant les saynètes de qualité variable. Si le geste qui s'inspire du cinéma direct est louable, le résultat s'éparpille et demeure en surface. Cela aurait fait un excellent court métrage... Présenté ce soir au Cinéma Moderne, le 7 mars à la Cinémathèque, le 21 mars au Cinéma Public et le 4 avril au Cinéma du Musée. **
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Film du jour: The Portrait
L'argent corrompt les âmes dans les films de Keisuke Kinoshita, bien que l'humanité ait généralement le dernier mot. C'est le cas dans The Portrait (1948), où deux hommes tentent d'évincer leurs locataires afin de vendre la propriété à un prix exorbitant. Centré autour des beaux personnages, le long métrage confronte les valeurs et la moralité de chacun (le scénario est signé Kurosawa), utilisant le prisme de l'individualité et de la famille afin de parler de la société et du pays. La distribution dominée par l'étincelante Kuniko Igawa est sans faille, les plans soignés demeurent évocateurs et le récit évite généralement d'être trop didactique. ***1/2
mercredi 4 mars 2026
Au cinéma: Scare Out
Si Tony Scott avait réalisé Infernal Affairs, cela ressemblerait sûrement à Scare Out, le nouveau film de Zhang Yimou. Bien que l'on peine à reconnaître le style du créateur de Hero avec ses drones et son montage infernal qui donne le tournis, ce suspense d’espionnage au casting imparable s'avère très divertissant malgré tous ses fils blancs. On y retrouve même quelques chansons kitsch afin d'agrémenter le tout! **1/2
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Yimou
Film du jour: September 5
Les adeptes du quatrième pouvoir ne voudront pas manquer September 5 de Tim Fhelbaum, qui s'intéresse à la prise d'otages d'athlètes israéliens pendant les Jeux Olympiques de Munich de 1972. Le film haletant s'intéresse à la naissance du journalisme en continu en créant des liens avec aujourd'hui, et si sa sortie relève de la propagande dans le contexte actuel, le long métrage fascine allègrement, conjuguant tension de chaque instant, mise en scène soignée et interprètes parfaitement dirigés. On en ressort soufflé. ****
mardi 3 mars 2026
Hamnet (blu-ray)
Nommé pour huit Oscars, Hamnet est un retour en forme de Choé Zhao après une aventure peu concluante chez Marvel. Ce mélo sur la création et le deuil va droit au coeur malgré sa façon de manipuler l'émotion et l'excellente Jessie Buckley remportera probablement la statuette de la meilleure actrice. La mise en scène minutieuse est relevée par une édition blu-ray (chez Universal) de grande qualité (les images et le son sont superbes) et des suppléments enviables. Davantage que les documentaires sur le tournage, on voudra s'y arrêter pour l'inspirante piste de commentaires. ****
Film du jour: Les yeux ne font pas le regard
Parmi les plus beaux documentaires québécois de la cuvée 2025, il ne faudrait pas oublier Les yeux ne font pas le regard de Simon Plouffe, qui suit le parcours de cinq personnes qui ont perdu la vue. Humain et politique, tout en bénéficiant d'une impressionnante immersion visuelle et sonore, le long métrage captive malgré quelques baisses de régime dans la seconde moitié. ***1/2
lundi 2 mars 2026
En salle: Les blues du bleuet
La cueillette des bleuets au Lac-Saint-Jean est immortalisée dans Les blues du bleuet d'Andres Livov, qui délaisse la narration classique afin de se rapprocher des gens. Si l'on se sent bien dans ces lieux de renaissance qui donne le goût de manger et de danser, le documentaire a tôt fait de tourner en rond, n'abordant que superficiellement ses questions économiques, sociales et politiques. ***
Film du jour: Woman
Un couple se déchire dans l'après-guerre japonais. À la fois drame domestique, social et politique, Woman (1948) de Keisuke Kinoshita brille par son économie de moyens, son utilisation astucieuse des images et du son, ses interprètes vibrants et sa façon de rappeler que l'argent détruit tout. ****
dimanche 1 mars 2026
En salle: In Cold Light
Après le laborieux Norbourg, Maxime Giroux frappe un mur avec In Cold Light, qui met en vedette Maika Monroe, Troy Kotsur et Helen Hunt. Le problème n'est pas tant la mise en scène extrêmement stylisée (et à la limite tape-à-l'oeil) du cinéaste que le scénario sans queue ni tête de Patrick Whistler. Non seulement les invraisemblances mènent le bal, mais il semble manquer des éléments au récit afin de les rendre cohérents. Les talentueux comédiens s'investissent comme ils peuvent mais c'est peine perdue. **
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Film du jour: Saturn Return
Saturn Return d'Isaki Lacuesta et Pol Rodriguez s'intéresse au groupe Los Planetas qui, dans les années 1990, a failli imploser en créant leur troisième album. Difficile de réinventer le biopic musical et malgré tous les clichés en place, ce film s'amuse à brouiller les pistes en multipliant les narrateurs. Cela donne une oeuvre vivante et amusante, sans doute trop longue et répétitrice, mais assurément divertissante. ***1/2
samedi 28 février 2026
Les meilleurs films de... février 2026
Les échos du passé
Sirat
L'amour qu'il nous reste
Un poète
Pillion
Le gâteau du président
Space Cadet
Dreams
Scream 7 (critique)
Remettre les compteurs à zéro n'était sans doute pas la meilleure idée pour la franchise culte. Malgré le retour de l'actrice Neve Campbell et de son créateur Kevin Williamson, Scream 7 s'avère l'épisode le plus oubliable de la série. Ma critique est à lire sur Cinoche. **1/2
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Film du jour: Les légendaires
Adaptation de la populaire série de bandes dessinées, Les Légendaires de Guillaume Ivernel conserve l''univers et les personnages de Patrick Sobral mais sans l'âme qui fait toute la différence. Si le mélange entre l'action et l'humour est plutôt au point, l'intrigue sommaire se veut rapidement enfantine et, surtout, moralisatrice. Visuellement, l'effort est également en demi-teinte, ravissant par son ton d'ensemble, mais décevant dans sa façon de recréer ces personnages devenus cultes qui ne ressemblent pratiquement plus à leurs modèles. **1/2
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vendredi 27 février 2026
En salle: Le gâteau du président
Lauréat de la Caméra d'Or en 2025, Le gâteau du président de Hasan Hadi suit le périple d'une enfant de neuf ans qui tente de réunir les ingrédients nécessaires à la confection d'un dessert. Récit d'initiation doublé d'une plongée dans l'Irak début des années 90, cet opus de qualité supérieure bénéficie d'une photographie soignée et de jeunes interprètes épatants. Un portrait sombre qui n'est pas sans rappeler le néoréalisme italien et les premiers longs métrages de Kiarostami et de Panahi. ****
Film du jour: Memories of a Burning Body
Memories of a Burning Body est une ingénieuse docu-fiction d'Antonella Sudasassi Furniss. À partir des témoignages de quelques femmes âgées, la cinéaste recrée la difficulté d'être femme et de vivre pleinement sa sexualité. La mise en scène simple et étonnante à la fois plie littéralement le temps et les propos, bien que parfois un peu didactiques, émeuvent au plus haut point. ***1/2
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jeudi 26 février 2026
En salle: Dreams
Violence et domination sont la base du cinéma de Michel Franco. Ces éléments sont évidemment de la partie dans Dreams, une histoire d'amour qui tourne au cauchemar entre une riche héritière américaine et un jeune danseur mexicain. Le ton sec et glaçant à la Haneke transcende rapidement l'étude de couple pour s'appliquer aux relations politiques entre les nations. Le sensuel rapport de classes entre la vénéneuse Jessica Chastain et le véritable danseur Isaac Hernandez ne manque pas d'intensité, explosant lors d'un acte final qui n'épargnera rien ni personne. ****
Film du jour: Spectateurs!
Avec Spectateurs!, Arnaud Desplechin renoue avec son alter-ego Paul Dédalus, parlant de sa passion pour le septième art. Plus qu'une simple fiction, le récit s'aventure sur le chemin du documentaire et des premières fois, quelque peu didactique mais surtout très passionnant. Le cinéaste français se dévoile plus que jamais, abordant ce qui fait sens et ce qui a forgé l'homme et le réalisateur en devenir (notamment l'apport de Bergman, Lanzmann et, évidemment, Truffaut). Difficile de ne pas être ému à la tombée du générique. ***1/2
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mercredi 25 février 2026
Film du jour: Un hiver à Yanji (The Breaking Ice)
Le traditionnel triangle amoureux prend une voie mélancolique dans Un hiver à Yanji (2023) d'Anthony Chen. Dans la lignée de Jules et Jim, le récit existentiel est centré autour de ses excellents comédiens et si le symbolisme s'avère élémentaire, il est compensé par une mise en scène recherchée. Une séquence tardive dans la douche fait exploser l'érotisme et la sensualité. ***1/2
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mardi 24 février 2026
Film du jour: The Life of Chuck
Mike Flanagan adapte à nouveau Stephen King avec The Life of Chuck, qui délaisse l'horreur et le surnaturel afin de parler de la mort et des rêves d'enfance. Émouvant et philosophique, le récit monté à l'envers bénéficie d'un casting solide, mais également d'un ton kitsch qui surligne beaucoup trop les aspects moralisateurs du scénario. ***1/2
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