vendredi 5 février 2021

Film du jour: Deux fils

Très joli récit d'apprentissage sur une famille en quête d'un nouveau souffle, Deux fils de Félix Moati est porté par une mise en scène sensible et de fabuleux personnages: entre le jeune Mathieu Capella, son frère Vincent Lacoste qui s'amourache d'Anaïs Demoustier, et son père campé sobrement par Benoît Poelvoorde, il y a amplement de quoi être enchanté et ému à la fois. ***1/2

jeudi 4 février 2021

Film du jour: Gremlins 2


Vilipendé à sa sortie et ayant déçu au box-office, il est plus que temps de réhabiliter Gremlins 2 de Joe Dante qui a fêté récemment son 30e anniversaire. Au lieu d'une suite comme les autres, il s'agit d'une suite qui se moque des suites, utilisant la satire pour rire de tout et de rien (la société capitaliste qui a offert Trump, le désir de performance, les tests sur les animaux, etc.) tout en multipliant les clins d'oeil méta et les hommages cinématographiques. Le charme - et la terreur - de l'original n'y est peut-être plus, mais elle est remplacée par une comédie loufoque drôlement saugrenue. ***1/2

mercredi 3 février 2021

Entrevue Deux


Cette année la France a soumis aux Oscars le film Deux, le premier long métrage extrêmement convaincant de Filippo Meneghetti, qui traite une histoire d'amour sous l'angle du thriller. Je me suis entretenu avec le cinéaste et mon texte se trouve dans les pages du jour du journal Métro.

Film du jour: Greyhound


Greyhound d'Aaron Schneider s'apparente à une joute de Battleship entre un bateau américain qui doit protéger plusieurs navires alliés et des sous-marins allemands. Mais comment croire au suspense en place si c'est Tom Hanks qui est aux commandes? L'acteur connaît ce type de rôle par coeur et rien ne peut lui arriver. Pour le reste, on demeure loin de Das Boot au sein de cet exercice trépidant mais stérile, qui est plombé par une musique envahissante, un rendu visuel inégal et un surplus d'héroïsme débonnaire. **1/2

mardi 2 février 2021

Film du jour: To Sleep With Anger


Superbe radioscopie de la famille américaine, To Sleep With Anger (1990) permet à Charles Burnett de travailler avec un budget confortable. En plus d'assembler une jolie distribution (Danny Glover y est inoubliable), le cinéaste continue son exploration du poids du passé au détour d'un récit personnel qui oscille entre rires, émotion, folklore, nostalgie et réalisme magique. Rien pour égaler son chef-d'oeuvre Killer of Sheep, mais une incroyable tentative de rallier le grand public qui est mort dans l'oeuf à cause d'un distributeur trop frileux. ****

lundi 1 février 2021

Let Him Go (blu-ray)


Les chemins de Kevin Costner et de Diane Lane se recroisent le temps de Let Him Go, un western crépusculaire de bon calibre signé Thomas Bezucha. (Universal)

C'est quoi? Un couple part à la recherche de leur petit-fils qui a disparu sans laisser de traces...

C'est comment? Les interprètes font toute la différence et Lesley Manville est terrifiante en matriarche qui fera tout pour protéger ses enfants.

Et pourtant? Le récit demeure classique et la psychologie des personnages ne fait pas toujours dans la nuance.

Techniquement? La photographie de toute beauté est relevée par une image riche et détaillée. Les pistes sonores précises mettent l'emphase sur les dialogues et les mélodies oubliables de Michael Giacchino.

Suppléments? Cette édition comprend un blu-ray, un dvd et une copie numérique. Les bonus superficiels réunissent trois documentaires: sur le tournage, l'apport de ses vedettes et la vision du cinéaste.

Au final? Voilà enfin un film qui prend son temps, faisant davantage parler ses paysages et ses sous-entendus - la métaphore de l'Amérique n'est pas tendre - que ses héros vieillissants, dont le couple demeure au coeur des enjeux. Évidemment dans des mains plus talentueuses, le long métrage aurait davantage marqué les esprits. Mais il demeure tout de même digne de mention.

Film du jour: Management


Qui a pensé réunir Jennifer Aniston et Steve Zahn dans un film romantique? C'est cette idée jamais crédible que doit sans cesse combattre Management de Stephen Belber, qui comporte quelques moments rigolos et d'autres mignons, mais qui est impossible à prendre au sérieux tant les situations souvent risibles manquent trop souvent de profondeur. **1/2