Uniquement film canadien présenté à Cannes cette année, Le sujet est un court métrage personnel de la part de Patrick Bouchard, qui se replonge dans ses obsessions pour en explorer de nouvelles. J'ai pu discuter avec le cinéaste et mon entrevue se trouve dans le journal Métro d'aujourd'hui.
lundi 7 mai 2018
Film du jour: Final Portrait
Final Portrait offre l'incroyable rencontre entre le peintre Alberto Giacometti et l'écrivain James Lord, interprétés avec conviction par Geoffrey Rush et Armie Hammer. Malgré les quelques bonnes idées du scénario, ce film signé Stanley Tucci s'éparpille à gauche et à droite, optant pour la légèreté au lieu d'explorer ses personnages. Ces derniers ne sont d'ailleurs jamais autre chose que des caricatures ambulantes. Une belle rencontre manquée, quoi! **1/2
dimanche 6 mai 2018
Les films préférés de... Debbie Lynch-White
Révélée dans l'émission de télévision Unité 9, Debbie Lynch-White a trouvé dans le film La Bolduc un rôle qui va la suivre pendant longtemps. Je l'ai rencontré (mon entrevue) peu de temps avant la sortie de ce populaire long métrage et je lui ai demandé quels étaient ses films préférés. Voici sa réponse...
« J'en ai beaucoup. Quand j'étais
jeune, ma mère était tannée que j'allais au club vidéo. Je ne faisais
qu'écouter des films. Je dirais... c'est très pop, mais Rock'n nonne 2. Quand elle va à l'école
de musique et qu'il y a Lauryn Hill dans la classe et ils font une choral
gospel. J'aime bien mieux ça que le un!
Mais il y en a plein, Forrest Gump que j'ai écouté pendant
Ciné-Cadeau à Noël et j'ai tellement aimé ça! Il y en a tellement. Incendies de Denis Villeneuve, c'est un
grand film. Les bons vieux Contes pour
tous. J'ai acheté le coffret.
Quand j'étais jeune, j'écoutait
toujours les gros blockbusters. Je
pense que j'ai vu Coyote Ugly 45
fois. Je connaissais les répliques. Quand j'étais jeune - et encore aujourd'hui
- ça me touchait beaucoup les histoires où la fille partait de rien. La fille
veut être chanteuse, elle débarque à New York et elle veut réaliser son rêve,
il y a plein d'embûches et boom, elle fait une tune. Il y a quelque chose
là-dedans qui m'émeut et qui m'inspire beaucoup. Les histoires de gens qui
réussissent dans la vie, ça me touche au plus haut point. »
Festival du film israélien de Montréal
La 13e édition du Festival du film israélien de Montréal débute ce soir. Jusqu'au 17 mai, le Cineplex Forum accueille des oeuvres de tous les genres. C'est le temps de faire le plein de nouveautés et de se rendre compte où sont rendus des cinéastes importants (comme Eran Riklis). Comme je suis membre du jury, je ne peux pas me prononcer sur la qualité des titres, mais il y a des longs métrages à ne pas manquer. Détails
Film du jour: XXY
Magnifique film argentin, XXY de Lucia Puenzo traite d'identité et de désir à travers le récit d'une adolescente qui se sent différente. Très travaillé au niveau de la mise en scène et des symboles, le récit un brin austère envoûte et ravit, notamment grâce aux performances exemplaires de ses interprètes. Un grand crû. ****
samedi 5 mai 2018
Sorties au cinéma: The Rider, Ava, Après la guerre, La Ch'tite famille
Trois réalisatrices s'imposent cette semaine au sein des sorties au cinéma.
The Rider: Après Lean on Pete, on a droit à un excellent second récit sur l'Amérique et ses cow-boys solitaires aux rêves brisés. Cette fois, la très douée Chloé Zhao puise à même le documentaire si riche et implacable pour remonter aux sources de la fiction plus banale. Cela donne un essai puissant, visuellement splendide, dont une première partie moins immédiate développe ses racines jusqu'à un second tronçon qui ne manquera pas d'ébranler et d'émouvoir. ***1/2
Ava: C'est un premier film extrêmement maîtrisé qu'offre Sadaf Foroughi, qui est sûrement fan des 400 coups de Truffaut. À la façon d'Asghar Farhadi, la cinéaste examine les rouages de la société iranienne à travers des personnages complexes qui ne sont pas toujours attachants, dont une adolescente en rupture avec ses parents. Sa mise en scène étonnante multiplie les longs plans révélateurs, qui étouffe littéralement ses êtres. ***1/2
Après la guerre: Présenté à Cannes l'année dernière, ce solide premier long métrage d'Annarita Zambrano traite de la faillibilité de l'Homme sous un signe intimiste. Une tragédie où le politique détruit des existences et qui montre un réel talent à suivre malgré quelques baisses de régime et une finale qui laisse sur son appétit. ***
La Ch'tite famille: Autant on riait beaucoup devant Bienvenue chez les Ch'tis, autant cette nouvelle réalisation de Dany Boon (ce n'est pas une suite) laisse de marbre. Personnages rudimentaires, situations redondantes, humour douteux, morales à la con: ce n'est malheureusement plus très drôle. **
Ma critique
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Film du jour: Life Guidance
Il y a de belles idées dans Life Guidance de Ruth Mader, un récit de science-fiction sur une société parfaite qui se demande quoi faire avec un élément moins performant et motivé. Dommage que le film ne les exploite pas davantage. Derrière cette satire du capitalisme à la mise en scène extrêmement soignée se trouve un scénario parfois paresseux et des personnages extrêmement lisses. Au Centre Phi. **1/2
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