mercredi 9 juin 2010

Entrevue avec Stéphane Brizé pour Mademoiselle Chambon


Un peu plus et le sublime Mademoiselle Chambon, qui a été présenté à Cinémania en novembre dernier, sortait directement en DVD.

L'honneur est sauf. Cette délicate romance qui met en vedette l'ancien couple Vincent Lindon et Sandrine Kiberlain prend l'affiche dans quelques salles québécoises ce vendredi.

Pour l'occasion, voici l'entrevue que j'ai réalisé avec son cinéaste Stéphane Brizé, qui avait offert l'excellent Je ne suis pas là pour être aimé il y a quelques années.

L'entrevue complète se trouve sur le site du Métro.

mardi 8 juin 2010

DVD: Fish Tank, Shutter Island, Romaine par moins 30, From Paris With Love


Deux poids lourds et autant de productions oubliables prennent l'affiche cette semaine en format DVD et Blu-ray.

Après son sublime Red Road, la cinéaste Andrea Arnold récidive avec Fish Tank, un film extrêmement réaliste sur l'éveil sexuel d'une jeune adolescente. Mis en scène avec précision et bénéficiant d'une composition éclatante de Katie Jarvis, Michael Fassbender et Kierston Wareing, l'ensemble s'avère un des meilleurs titres de l'année. Pour lire mon entrevue avec le réalisatrice, cliquez ICI.

L'association entre Martin Scorsese et Leonardo DiCaprio fonctionne encore bien dans Shutter Island, l'adaptation d'un livre à succès où deux policiers enquêtent sur la mystérieuse évasion d'une détenue. Bien que le récit soit extrêmement prévisible et qu'il traîne en longueur, l'exercice de style fonctionne à plein régime, bénéficiant d'un soin constant apporté à l'image, à la musique et à la distribution.

Se déroulant au Québec, Romaine par moins 30 d'Agnès Obadia relate les vacances hors norme d'un couple venant de la France. Malgré le jeu allumé de Sandrine Kiberlain, le rythme instable et une horde de clichés prennent rapidement le dessus sur le reste, décevant plus qu'autre chose. Voici un lien vers mon entrevue réalisée avec la metteure en scène.

À peine plus potable que son misérable Taken, From Paris With Love de Pierre Morel voit encore un «gentil méchant» américain détruire l'Hexagone avec ses méthodes peu orthodoxes. À la fois raciste et sexiste, l'essai manque de moments forts, et même les amateurs de John Travolta seront déçus de toujours le voir jouer le même rôle.

dimanche 6 juin 2010

Entrevues avec Socalled et Garry Beitel


Le très bon documentaire The Socalled Movie a pris l'affiche vendredi. Il y a quelques semaines, je me suis entretenu avec l'artiste multidisciplinaire connu sous le nom de Socalled, et le cinéaste Garry Beitel.

Un apéritif avant de voir cet intrigant objet iconoclaste si fascinant.

Mon entrevue se trouve dans les pages du Métro.

samedi 5 juin 2010

The Socalled Movie, Micmacs à tire-larigot, Splice, Get Him to the Greek, Marmaduke


Les semaines se suivent et se ressemblent. On se sent coupable d'avoir manqué les titres les plus intéressants (Women Without Men, Complices) tout cela pour couvrir les grosses productions qui ne sont pas toujours intéressantes. Cependant, puisqu'il n'y a eu aucune projection destinée à la presse de Killers, on va le bouder, maintenant et pour jamais. Si un distributeur n'a pas assez de considération pour le 4e pouvoir qui, lui, est au service du public, il ne mérite tout simplement pas qu'on s'intéresse à ses offrandes.

Reprenant le concept de 32 Shorts Films About Glenn Gould de François Girard, The Socalled Movie de Garry Beitel est un documentaire ingénieux et intelligent, qui révèle plusieurs facettes du talent et de la personnalité de l'artiste multidisciplinaire. Aéré et pas trop long, l'ouvrage donne le goût de découvrir cet être hors du commun et même, pourquoi pas, se lancer à la création. Inspirant.

Renouant avec l'esprit de Délicatessen et d'Amélie Poulain, Jean-Pierre Jeunet propose un Micmacs à tire-larigot (critique) plus beau que bon. Visuellement, le long métrage est splendide dans sa façon d'en mettre plein la vue et de recourir à de multiples hommages envers le septième art. Reste que l'histoire, où un simple d'esprit est confronté à deux compagnies d'armes, demeure bien secondaire. Divertissant, sans plus.

Vincenzo Natali fera-t-il un jour quelque chose de supérieur à son culte Cube? Difficile à dire. Il fait pourtant des efforts dans Splice (critique), confrontant deux scientifiques à leur nouvelle créature. Sa réalisation est au point et il propose d'intéressante question sur l'éthique à une époque où la science-fiction ne le demeura pas très longtemps. Sauf qu'il insiste tellement pour que son essai fasse peur qu'il rate sa cible. Surtout que l'ensemble comporte quelques scènes à la limite du ridicule. Mieux vaut en rire qu'en pleurer.

Après son ordinaire Forgetting Sarah Marshall, Nicholas Stoller récidive avec Get Him to the Greek (critique), une comédie assez similaire sur le déclin d'un ancien chanteur populaire. Le récit ne comporte aucune histoire, il n'est qu'un prétexte à une multitude de sketchs de qualité variables où deux zigotos sur la drogue font des conneries. Drôle par moment, mais répétitif et beaucoup trop long (presque deux heures).

Connu pour ses petites bandes dessinées, Marmaduke (critique) fait le saut au grand écran en perdant tout son mordant. S'adressant principalement aux enfants, cette histoire de chien qui cherche à se faire pardonner de ses amis et de sa famille ne vole pas très haut. Surtout que les gags sont insignifiants. Reste que les amateurs de Beverly Hills Chihuahua passeront peut-être un bon moment. Tant mieux pour eux, mais les autres voudront sortir de la salle au bout de quelques minutes.

vendredi 4 juin 2010

Visite du plateau de tournage de French Immersion


Ce mardi 1er juin, sous le soleil impitoyable de Saint-Césaire, je me suis rendu sur le plateau de tournage de French Immersion, la première réalisation du réputé producteur Kevin Tierney, où les cultures francophones et anglophones ne risquent pas d'être épargnées.

En plus du metteur en scène, j'ai pu m'entretenir avec Pascale Buissières, Karine Vanasse et Robert Charlebois qui fait enfin un retour au cinéma.

Mon texte complet se retrouve dans les pages du Métro.

jeudi 3 juin 2010

Entrevues avec Vincenzo Natali et Delphine Charnéac pour Splice


À sa sortie il y a plusieurs années, le long métrage canadien Cube est devenu un film presque culte, fascinant par son histoire si simple et réfléchie à la fois. C'est probablement le titre qui a fait connaître Vincenzo Natali au grand public... et qui demeure encore à ce jour son meilleur ouvrage.

Son nouvel essai de science-fiction Splice prend l'affiche demain, distribué par la Warner Brothers et mettant en vedette Adrian Brody et Sarah Polley. Cet horrifique drame humain parle de mutations génétiques et du rôle des parents envers leurs enfants.

Comme le cinéaste était de passage à Montréal, j'ai pu m'entretenir avec lui, et avec l'actrice Delphine Charnéac qui incarne la nouvelle création de l'Homme.

L'entrevue complète se trouve sur Lecinema.ca.

mardi 1 juin 2010

DVD: Smoking/No Smoking, Les beaux gosses, Alice in Wonderland, The Wolfman


Parfois, mieux vaut se limiter au meilleur film disponible, et pas simplement à la nouveauté du coin qui a récolté de belles recettes au box office. C'est la maxime à respecter pour les sorties DVD de la semaine.

Impossible de passer à côté de la réédition du grandiose diptyque Smoking/No Smoking d'Alain Resnais où Sabine Azéma et Pierre Arditi jouent une multitude de rôle dans cette brillante évocation des aléas du destin et du hasard. L'ensemble a peut-être pris l'affiche en 1993, mais le tout demeure toujours aussi puissant et évocateur.

Toujours du côté de la France, le long métrage adolescent se veut pleinement satisfaisant avec Les beaux gosses de Riad Sattouf, qui a remporté le César du meilleur premier film. Cette chronique toujours drôle et représentative, qui reprend un des concepts les plus éculés du genre (un ado se met son meilleur ami à dos en tentant de courtiser une fille de son âge), se veut très divertissant.

Tellement plus que Alice in Wonderland, alors que le cinéaste Tim Burton s'arrange pour plaire davantage à Disney qu'à Carroll. Un peu de folie ou de personnalité n'aurait pas fait de mal à cette somptueuse aventure malheureusement trop lisse, mis en scène avec panache mais sans âme. Même les talentueux interprètes sont parfois un peu trop laissés à eux-mêmes, ce qui n'est jamais une bonne idée.

Le reprise bâclée de la semaine demeure pourtant The Wolfman, une relecture ridicule d'un vieux personnage mythique de la compagnie Universal. Malgré le bon vouloir du réalisateur Joe Johnston et des comédiens Anthony Hopkins, Benicio Del Toro et Emily Blunt, l'ensemble se prend beaucoup trop au sérieux, ne faisant jamais peur, si ce n'est dans sa façon de présenter des loups-garous grotesques et de décupler les effets sonores.