Le cinéma indien indépendant est en vogue. Après l'excellent All We Imagine as Light, c'est au tour de Santosh de séduire. Il s'agit également d'un premier long métrage de fiction réalisé par une femme (ici Sandhya Suri) sur la difficulté d'être dans un immense pays hiérarchisé où le clivage se fait selon son sexe, sa religion, son métier et sa caste. Lorsqu'une veuve devient flic, sa première enquête - sur le viol et le meurtre d'une adolescente - devient la radioscopie d'un lieu gangrené par la corruption et l'incompréhension. La mise en scène devient de plus en plus sombre à mesure que le récit avance et malgré quelques détours plus didactiques, le suspense policier alimente parfaitement le drame social. L'interprétation des deux actrices principales ajoutent une couche supplémentaire d’ambiguïté dans un monde où rien n'est blanc ou noir. À voir au cinéma. ****
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