En prévision de la sortie du film de fiction Edmond, qui ressasse la création du chef-d'oeuvre Cyrano de Bergerac, je me suis entretenu à Paris avec son réalisateur Alexis Michalik. Mon entrevue se trouve sur le site de Cineplex.
jeudi 7 février 2019
Film du jour: BuyBust
Découvert avec son mouvementé On the Job, le réalisateur Eric Matti est de retour avec BuyBust, une autre histoire de corruption qui gangrène les Philippines. Si l'histoire douteuse ne casse rien, son traitement explosif multiplie les scènes d'action et la violence jusqu'à plus soif. Autant il y a des scènes répétitives qui traînent en longueur, autant il y en a d'autres qui forcent l'admiration. **1/2
mercredi 6 février 2019
Mid90's (blu-ray)
Avec Mid90s, Jonah Hill fait une entrée irrésistible derrière la caméra. (VVS Films)
C'est quoi? L'été de 1995 d'un adolescent de 13 ans qui se fera des nouveaux amis grâce au skateboard.
C'est comment? Le résultat est à la fois touchant et authentique. La mise en scène est soignée et l'interprétation assez réjouissante.
Et pourtant? Ce type de récit d'initiation n'est pas nouveau et gare aux clichés.
Techniquement? La photographie de qualité demeure un peu sombre. En contrepartie, la piste sonore de Trent Reznor et d'Atticus Ross ressort aisément des enceintes.
Suppléments? Puisque les scènes supprimées et les entrevues avec les artisans sont à la fois trop courtes et superficielles, mieux vaut opter directement pour la très divertissante piste de commentaires du réalisateur et du directeur de la photographie.
Au final? C'est un très bel effort derrière la caméra que propose Jonah Hill avec cette oeuvre drôle, sensible et inspirante. Quiconque a vécu cet été à l'âge du personnage se sentira immédiatement en terrain connu.
Film du jour: Être et avoir
Être et avoir est le documentaire qui a cimenté l'art de Nicolas Philibert. La durée naturelle de chaque plan permettant de mieux voir est accompagnée d'une prise de parole tout aussi importante. On entre ici dans cette classe comme celle de son enfance, avec un respect absolu envers ses sujets, éminemment attachants, et une technique formidable qui s'efface pour laisser triompher la vie. ****
mardi 5 février 2019
Grand Daddy Day Care (dvd)
La popularité croissante de films seniors entraînera la sortie de longs métrages comme Grand Daddy Day Care. (Universal)
C'est quoi? Un homme transforme sa maison en centre pour personnes âgées.
Et pourtant? ... mais rien n'est exécuté correctement. Le rire est inopérant et l'émotion ne fonctionne pas.
Techniquement? Les images se regardent aisément et le son s'écoute correctement.
Suppléments? Rien
Au final? À quoi bon brasser les cartes si c'est pour toujours suivre le même scénario conventionnel et sans intérêt?
Film du jour: The Cloverfield Paradox
La série de science-fiction la plus imprévisible du présent millénaire s'offre un troisième tome sous le titre de The Cloverfield Paradox. (Paramount)
C'est quoi? Un équipage envoyé dans l'espace afin de ramener de l'énergie permettant de sauver la planète aboutit dans un autre univers.
C'est comment? Tout peut arriver dans cette série, dont le casting (qui comprend Gugu Mbatha-Raw, Daniel Brühl, Chris O'Dowd, Zhang Ziyi et David Oyelowo) n'aura jamais été aussi soigné.
Et pourtant? Le scénario prémâché n'est guère intéressant. Les moments d'action et de suspense déçoivent tant la mise en scène ne casse rien.
Techniquement? Le soin apporté aux contrastes se fait amplement ressentir, rendant les zones sombres de plus en plus angoissantes.
Suppléments? Deux bonus totalisant 25 minutes d'informations intéressantes sont disponibles. Il y a d'abord un documentaire sur la création et les thèmes abordés, puis un segment portant sur la distribution.
Au final? Il s'agit - et de loin - de l'épisode le plus insignifiant de la série. Après un second volet aussi amusant que terrifiant, cette nouvelle aventure s'avère particulièrement décevante.
lundi 4 février 2019
The Benchwarmers 2: Breaking Balls (dvd)
Au rayon des suites que personne n'attendait, il y a The Benchwarmers 2: Breaking Balls. (Universal)
C'est quoi? Un jouer de baseball qui broie du noir a l'occasion de se reprendre grâce à une équipe aussi malchanceuse que lui.
C'est comment? C'est toujours fascinant de constater des comédies qui font l'impossible pour faire rire... et qui n'y arrivent jamais.
Et pourtant? Il n'y a rien de recommandable. Le scénario est minable, l'interprétation misérable et on ne parle même pas du manque flagrant de cinéma.
Techniquement? De ce côté, tout va bien.
Suppléments? Rien
Au final? Le premier épisode était horriblement mauvais et cette suite continue la tradition de la médiocrité.
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