Le quotidien d'une famille qui se serre les coudes face à l'handicap de leur fille cadette est la source de Qui brille au combat, la première réalisation de l'actrice Joséphine Japy. Le sujet bienveillant touche une corde sensible même s'il s'égare dans des sous-intrigues et si la réalisation se veut parfois trop discrète, la distribution forte est menée par Mélanie Laurent et Angelina Woreth. ***
mercredi 10 juin 2026
mardi 9 juin 2026
Film du jour: Affection
Jessica Rothe brûle l'écran dans Affection, où elle incarne une femme qui souffre de pertes de mémoire. Le film de BT Meza alterne entre le bon (toute la première partie, sous fond de traumatismes et de violence domestique) et le mauvais (la seconde partie qui flirte avec la science-fiction et le body horror est beaucoup moins convaincante), ce qui rend l'expérience à la fois intéressante et un peu pénible. En vidéo sur demande. **1/2
lundi 8 juin 2026
Film du jour: The Rose on His Arm
Un fils s'éloigne de plus en plus de sa famille et finit par frayer avec des racailles dans The Rose on His Arm (1956). C'est principalement le fossé entre les générations qui intéresse Keisuke Kinoshita avec ce mélo qui prend son temps avant de se mettre en branle. Derrière ses limites flirtent des personnages - et un récit - qui aspirent à un peu de liberté, ce que vient contrecarrer la cruelle conclusion. ***
dimanche 7 juin 2026
Au cinéma: Scary Movie (critique)
Le cinéma horrifique se porte tellement bien qu'un autre Scary Movie (le 6e, mais le premier depuis 2013) voit le jour, écrit par les frères Wayans. Mauvaise idée. Non seulement on ne rit pratiquement jamais, mais le film conservateur au possible multiplie les séquences transphobes et homophobes. Ma critique complète est à lire sur Cinoche. *1/2
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samedi 6 juin 2026
Au cinéma: La maison des femmes
Le quotidien de travailleurs oeuvrant dans un refuge qui accompagne des femmes victimes de violence est au centre de La maison des femmes, une fiction bien attentionnée mais didactique de la part de Melisa Godet. D'excellentes actrices compensent une mise en scène trop sage (on est loin de Polisse) et si l'émotion tarde à survenir, elle se pointe le bout du nez dans cette façon de faire triompher la sororité. ***
Film du jour: Omaha
Un père part avec ses deux filles et leur chien sur la route dans Omaha, un premier long métrage sensible de Cole Webley qui est estampillé du sceau Sundance. Émotions à fleur de peau, paysages spectaculaires, mélancolie dans le tapis: difficile de ne pas être ému par ce road movie qui flirte parfois trop avec le cinéma de Kelly Reichardt et de Chloé Zhao. Si les ficelles sentimentales sont un peu grosses et le symbolisme élémentaire (il faut pousser la voiture ensemble et non pas seul), John Magaro livre une vibrante performance en patriarche dépassé par les événements. En vidéo sur demande. ***1/2
vendredi 5 juin 2026
Au cinéma: Power Ballad
Le cinéaste John Carney (Once) a toujours privilégié la sincérité à l'originalité dans ses projets. C'est à nouveau le cas de son sympatrique Power Ballad où un chanteur de noces se fait ravir un tube planétaire par une ancien star d'un boys band. Les sujets inspirants ne sont traités qu'en surface et le ton est à la mièvrerie. Paul Rudd insuffle toutefois une vulnérabilité qui est la bienvenue, ne faisant qu'une bouché du pauvre Nick Jonas. ***
jeudi 4 juin 2026
Au cinéma: Lire Lolita à Téhéran
Littérature et sororité féminine forment un cocon d'espoir dans Lire Lolita à Téhéran, l'adaptation du livre à succès d'Azar Nafisi. Si l'ensemble souffre de quelques lourdeurs et que l'on a connu le réalisateur Eran Riklis (La fiancée syrienne, Les citronniers) plus inspiré sur le plan de la mise en scène, le propos résonne aisément dans le monde d'aujourd'hui. La toujours excellente Golshifteh Farahani domine une distribution exemplaire de son jeu sensible et rassembleur. ***
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mercredi 3 juin 2026
Film du jour: L'Eden
Récompensé à Cannes en 2022, L'Éden (La Jauria) est un intriguant premier long métrage de la part d'Andrés Ramirez Pulido, où il est question de jeunesse perdue, de désir, de masculinité et de la jungle colombienne. Plus le récit avance et plus il devient dense et mystérieux, développant une fable poétique qui séduit grâce à sa rigueur formelle qui finit par tout étouffer, même l'émotion. ***1/2
mardi 2 juin 2026
Film du jour: The River Fuefuki
Pamphlet anti-guerre qui traîne quelque peu en longueur, The River Fuefuki (1960) ressemble à une expérimentation de la part de Keisuke Kinoshita, qui valorise un traitement volontairement répétitif et un ton statique théâtral. C'est surtout sa façon de mélanger le noir et blanc à certaines couleurs qui étonne, emprisonnant littéralement ses personnages à l'écran en leur rappelant que l'avenir ne sera pas un long fleuve tranquille. ***
lundi 1 juin 2026
Au cinéma: Tuner
Baby Driver rencontre De battre mon coeur s'est arrêté dans Tuner, le premier long métrage de fiction de Daniel Roher (oscarisé pour Navalny). Classique, le long métrage divertit haut la main grâce à son mélange d'humour et de pathos, ses personnages en trois dimensions interprétés par de solides comédiens et une mise en scène à la fois rythmée et ludique, dont l'immersion sonore est en phase avec l'état de son héros. ***1/2
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