samedi 19 juin 2010

Toy Story 3, Rapt, Le baiser du barbu, Year of the Carnivore, Jonah Hex


Cela fait des années que les enfants (grands ou petits) l'attendaient. Leur souhait a finalement été exaucé avec la sortie de Toy Story 3 (critique) de Lee Unkrich où Woody, Buzz et leurs amis reprennent du service dans une nouvelle aventure trépidante. Peut-être moins marquant que les deux premiers épisodes, cette suite possède néanmoins suffisant de charme, d'action, de rire et de couleurs pour faire passer un des meilleurs moments de l'été.

Inspiré d'un fait divers véridique, Rapt (critique) est un véritable film de Lucas Belvaux: engagé, social et très intelligent. Cette fois, il s'intéresse aux malheurs d'un homme (superbe Yvan Attal) qui se fait kidnapper. Mis en scène avec soin sans toutefois autant marquer les esprits que son précédent et excellent La raison du plus faible, voilà un titre extrêmement divertissant qui plaira à un large public.

Les aimants ayant laissé un heureux souvenir en tête, il en sera tout autant du Baiser du barbu (critique) de Yves Pelletier qui dessine avec légèreté et romantisme l'éloignement d'un couple à cause de la nouvelle barbe de monsieur. Sans doute est-il possible de sentir le vent du stéréotype qui plane à l'horizon, sauf que les personnages demeurent extrêmement colorés et quelques répliques mordantes fondent dans la bouche.

Un premier long métrage frais et pertinent pour Sook-yin Lee avec son bien nommé Year of the Carnivore (critique). À partir d'une prémisse originale (une jeune femme cherche à cumuler de l'expérience sexuelle pour impressionner un soupirant), le récit navigue avec aisance au sein de situations rigolotes et inattendues, où la légèreté du trait et les élans symboliques sont compensés par la prestation unique de Cristin Milioti.

Nouvelle adaptation ratée d'une bande dessinée pour le Jonah Hex (critique) de Jimmy Hayward. Encore une fois, tout le soin a été apporté aux décors et à la photographie, alors que l'histoire (il est toujours question de vengeance, mais cette fois au 19e siècle) n'est qu'un prétexte à l'accumulation de scènes explosives peu spectaculaires. Une grande déception, surtout vis-à-vis des talentueux comédiens réunis (Josh Brolin, John Malkovich, Michael Fassbender, Michael Shannon...).

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